Pour le spécialiste des têtes couronnées, ce retour aux sources est rapide, voire précipité. Et pour cause, à peine la nouvelle du retour annoncée au roi Charles III dimanche dernier, le couple déclare aussitôt que ses enfants seront scolarisés à Londres à la rentrée prochaine.

Le prince Harry et Meghan Markle de retour au Royaume-Uni : quid de leur sécurité ?Un prince en exil

« Je pense qu’Harry a envie que ses enfants fassent l’expérience de ce qu’il a connu dans son enfance au Royaume-Uni », suppose Stéphane Bern.

Un pied de nez envers Meghan ? « Bien sûr », réagit l’expert. « En même temps, on ne peut pas aimer un mari qui est loin de sa base et de son identité. Je pense qu’ils ont été déçus. Ils attendaient d’être fêtés comme les nouveaux rois de Californie. Cela n’a pas été le cas ». Non sans ajouter : « Harry était une sorte de prince en exil qui était juste ‘le mari de Meghan' ».

« Il ne les a pas vus en 4 ans ! »

Il y a un peu plus de deux ans, Buckingham annonçait que le roi Charles III souffrait d’un cancer. S’il est, aujourd’hui, stabilisé, le monarque britannique de 78 ans n’est pas encore en rémission. Une information qui a dû peser dans la balance, selon Stéphane Bern.

« Il y a une chose qui a marqué Harry : son père est malade. Il veut se rapprocher de lui. Ils se sont vus avec Meghan et les enfants à Highgrove, il y a quelques semaines. Le roi le pardonne pour tout ce qu’il a raconté sur Camilla et lui », explique le journaliste.

Et d’ajouter : « Mettez-vous à la place de n’importe quel grand-père, surtout malade. Je pense que Charles III a dû dire à son fils que c’était terrible de ne pas voir ses petits-enfants pendant 4 ans ! ».

Si l’expert en monarchies avance l’importance des liens familiaux, il se veut prudent quant à ceux qui unissent les deux frères. Et pour cause, cela fait près de dix ans que William et Harry ne communiquent plus.

« La situation est au point mort. Il explique partout qu’il voulait se réconcilier avec son frère mais le chemin de la réconciliation va être long après tout ce qu’il a déclaré sur Kate et William, dans son livre, ses prises de parole à la télévision … »

Malgré tout cela, Stéphane Bern tient à mettre en exergue les intérets pratiques de ce futur déménagement.

Depuis 2014, Harry est le fondateur des Invictus Games, ces jeux internationaux destinés aux vétérans de guerre. Cela fait 12 ans que l’ex-prince met un point d’honneur à être présent chaque année pour soutenir l’ensemble des participants. L’année prochaine, les Invictus Games se tiendront à Birmingham, soit à 200 kilomètres de Londres seulement.

Le prince Harry et son épouse Meghan vont revenir vivre au Royaume-Uni !

« Il veut peut-être redorer son blason en étant sur place pour gérer les Invictus Games et autres Wellchild, Archewell, toutes les activités caritatives sur la santé mentale des enfants qui sont en Angleterre », suppose l’animateur.

« Plutôt que de faire des allers-retours incessants, retourner n’engage pas l’avenir. Cette année, les jeux sont en Angleterre, il se dit qu’il faut qu’il y soit plus souvent », s’imagine le royaliste. « D’autant que Meghan peut continuer avec sa chaîne d’art de vivre As ever, à distance ».

« Cela va lui coûter un bras ! »

Renonçant à son titre royal il y a déjà six ans désormais, Harry s’est vu refuser toute forme de dotations financières publiques. Le couple a dû également tirer un trait sur les résidences royales. En effet, à leur retour en Angleterre, Meghan et Harry s’installeront dans un logement privé en bordure de Londres.

« Ce n’est pas un logement de fonction. Ils ne reprendront pas leurs activités royales », confirme Stéphane Bern. « Maintenant, il faut se poser la question de la sécurité. Puisque toutes ses demandes ont été déboutées, le contribuable britannique ne paiera pas sa sécurité. Cela va lui coûter un bras, comme dirait l’autre ! »

Le couple restera, toutefois, propriétaire de ses maisons au Portugal et en Californie.

Le retour à la notoriété publique

Enfin, après les soucis familiaux et autres tensions financières, Harry et Meghan devront de nouveau faire face à une presse britannique incisive. Celle-la même contre qui l’ancien prince avait perdu son procès pour piratage et enregistrement de conversations privées.

« Maintenant, il va falloir vivre avec la notoriété publique », conclut caustiquement Stéphane Bern. « Chaque fois qu’ils vont sortir, ils vont faire la une. Chaque fois qu’ils vont se déplacer, ils vont être embêtés par les paparazzis ».