A house is destroyed, after yesterday's passage of a mini-tornado in Bullingen, pictured taken on Thursday 20 August 2026. The Belgian Eifel region got hit by whirlwind and severe thunderstorms on Wednesday evening. BELGA PHOTO JULIEN WARNANDA house is destroyed, after yesterday's passage of a mini-tornado in Bullingen, pictured taken on Thursday 20 August 2026. The Belgian Eifel region got hit by whirlwind and severe thunderstorms on Wednesday evening. BELGA PHOTO JULIEN WARNANDÀ Bullange, une possible tornade a notamment lourdement endommagé une habitation. ©BelgaimagePlus de pluie en une heure qu’en un mois et demi

Les précipitations ont également été spectaculaires. « Au Mont-Rigi, 19,1 litres par mètre carré sont tombés entre 18 et 19 heures. Cela signifie qu’en une heure, il est tombé davantage de pluie que durant un mois et demi, entre le 1er juillet et le 16 août, où nous avions relevé environ 18,8 litres. »

Une pluie bienvenue pour les Hautes Fagnes, même si les feux peuvent toujours couver dans la tourbe. Mais ce brusque changement de temps annonce-t-il déjà la suite ?

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Pour Xavier Fettweis, climatologue à l’Université de Liège, plusieurs éléments plaident pour des prochains mois humides. « A priori, nous nous dirigeons vers un automne très arrosé. La première raison, c’est que les océans sont extrêmement chauds. La Méditerranée se situe jusqu’à environ 6 °C au-dessus des moyennes. »

Une situation qui augmente le potentiel d’épisodes violents. « En automne, l’atmosphère commence à se refroidir tandis que les océans restent très chauds. Plus le contraste thermique est important, plus l’atmosphère peut devenir instable. Cela favorise des événements orageux et pluvieux potentiellement très intenses », poursuit-il.

Le climatologue pointe particulièrement le bassin méditerranéen, où le risque de pluies torrentielles serait élevé, mais n’exclut pas des périodes très arrosées chez nous également.

Incendie dans les Hautes Fagnes: « Il faudra peut-être une ou deux générations » pour retrouver la biodiversité et les paysages d’avant la catastropheDe la sécheresse au risque d’inondations

La tendance pourrait même se prolonger au-delà de l’automne. « Nous avons connu un été très sec et très chaud et, désormais, nous pouvons nous attendre à un automne et à un hiver très humides. Avec, évidemment, un risque d’inondations si les précipitations deviennent trop importantes ou se succèdent. »

Un basculement qui n’est pas incohérent avec l’évolution du climat, selon lui. « Cela correspond assez bien à ce que montrent les projections climatiques pour le futur : des étés de plus en plus secs et des hivers de plus en plus humides. Cela fait notamment suite aux fortes chaleurs que nous avons connues pendant l’été, avance-t-il. Ensuite, il y a un deuxième élément. Lorsque l’on a un El Niño fort, on peut avoir chez nous, durant l’hiver, une dynamique atmosphérique importante. Cela peut favoriser une oscillation arctique positive et donc une succession plus importante de dépressions sur nos régions, avec beaucoup de pluie. »

La seule bonne nouvelle, c’est l’effet positif sur la nature, après la sécheresse de cet été. « Le risque, c’est finalement de passer d’un manque de pluie à une situation où nous pourrions localement en avoir trop », conclut-il.

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