Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), illustre érudit aixois, universitaire, conseiller au Parlement de Provence, astronome, numismate, naturaliste, botaniste, etc., etc., méritait sa propre vitrine. Elle est dans les étages aux volets de bois protégeant de la lumière du Musée Arbaud.

Jean-Louis Charlet, conservateur de la bibliothèque, décrit son portrait peint, de facture très classique, « au fond uni qui fait ressortir le visage, son vêtement austère, qui donne bien l’image de l’homme d’études, la sévérité du magistrat. C’était un polygraphe, il s’intéressait à tout ».

Le conservateur s’est concentré sur un ouvrage relié, aux armes de Peiresc, avec son monogramme en grec. « C’est le fameux traité du Flamand Grotius, fondateur du droit international. On est au début du XVIIe, c’est le premier à réfléchir sur les relations entre les peuples en temps de guerre et de paix. L’auteur l’a envoyé à Peiresc et nous avons la lettre qui l’accompagne. Il le remercie pour l’aide qu’il lui a apportée. Nous avons d’ailleurs une lettre que Peiresc adresse à son frère dans laquelle il explique projeter pour ce cadeau exceptionnel une très belle reliure – alors, les livres étaient des feuilles …