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Pas vraiment de quoi effrayer le jeune entrepreneur. Avec sa famille, il est notamment derrière Nati Thaï, déjà implanté à Nivelles. Et plutôt que de laisser la brasserie à l’abandon, il s’est associé à Félix Goor, Justin Jacob et Cédric Fievet (qui sera en cuisine). Quatre Nivellois, entre vingt et trente ans, qui se connaissent depuis le scoutisme. Ils ont déjà campé ensemble. Reste à savoir s’ils survivront à l’horeca. Parce que le pari n’est pas mince. Charges qui grimpent, fiscalité qui pique, personnel à trouver… Le secteur n’est pas exactement réputé pour sa douceur de vivre. Mais le quatuor a les idées claires : il vient d’investir quelques dizaines de milliers d’euros pour remettre le lieu en état, lui donner un coup de frais, lui conférer une nouvelle identité aussi, « c’était plus que nécessaire ».

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Chez Francis sera donc une brasserie, oui. Mais pas une brasserie en mode napperon blanc. Sept plats à la carte, deux propositions végétariennes, quelques suggestions, des entrées à partager et une carte sucrée disponible en continu. Un brunch dominical est prévu à l’horizon 2027. Du simple, du convivial, du joyeux surtout, d’ailleurs Chez Francis se définit comme une brasserie festive. Il faut préciser que Félix Goor et Justin Jacob ont déjà fait leurs armes dans la fête avec les Golden Hours, les afterworks nivellois de l’été…
Pas de bruit après 22h
Leur nouveau terrain de jeu à tous les quatre sera grand : 250 m² de terrasse, une cinquantaine de couverts dehors, une quarantaine à l’intérieur. De quoi imaginer des apéros qui s’éternisent, des afterworks animés, mais aussi des privatisations pour mariages ou événements d’entreprise. Pas question, toutefois, de transformer la Dodaine en dancefloor jusqu’à l’aube. « On est quand même limités : il ne faut pas faire trop de bruit après 22h. » Traduction : on ira Chez Francis pour manger, trinquer, papoter, profiter, mais pas question de rave party au bord de l’étang. Le détail qui devrait plaire aux buveurs sans faim : une partie guinguette sera dédiée à ceux qui viennent simplement prendre un verre. Service au bar, petits lampions, ambiance cosy.

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Et pourquoi « Chez Francis » ? Parce que le nom est sympa, familier, presque immédiatement adopté. Et parce qu’il rend hommage aux grands-pères de deux des associés. Une histoire de famille, de copains et de village, donc. Pas exactement la recette d’une énième enseigne sortie de terre par des gérants venus de nulle part. Au contraire, Chez Francis s’offre une relève qui a grandi ici, connaît le décor et sait qu’à Nivelles, on pardonne beaucoup de choses, sauf de rater une bonne adresse. Ouverture prévue à la mi-septembre.