Bruno a répondu, comme à son habitude : « Il est important de mettre des résultats en perspective. Quand on gagne, on n’est pas les meilleurs du monde. Quand on perd, comme à Beveren, on n’est pas les plus mauvais. À Beveren, nous avions d’ailleurs eu assez d’occasions pour l’emporter. Mais je tiens à féliciter mes joueurs. »
Lukas Ambros a été l’homme du match. Peut-il devenir l’une des sensations du championnat de Belgique ?
Je ne connais pas assez le championnat belge pour savoir qui d’autre pourrait être une sensation. Du talent, il en a à revendre. Mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est son éthique de travail. Il travaille comme un forcené pour l’équipe, et le reste vient tout seul.
La victoire a semblé facile.
Parce que nous étions pleinement investis. Nous avons commis beaucoup plus de fautes que l’adversaire, ce qui prouve que nous étions bien dans le match. De plus, nous nous sommes montrés efficaces dès la première minute. Nous avons pourtant raté trois ou quatre occasions. C’est compréhensible que le rythme soit retombé par la suite, même si j’avais demandé aux gars de poursuivre sur leur lancée.
La qualification est en poche.
Oubliez ça. J’ai déjà vu des équipes s’incliner 1-4 à domicile et se qualifier malgré tout au retour. Si j’étais l’entraîneur de Kairat, je saurais exactement comment motiver mes troupes. Et si mes joueurs étaient à la place de ceux de Kairat, ils donneraient eux aussi tout pour inverser la tendance. Je respecterai tout autant Kairat au match retour qu’aujourd’hui.
Pourquoi avoir remplacé Cvetković à la mi-temps ?
Il avait reçu un coup – rien de musculaire – et avait en plus écopé d’un carton jaune. J’ai décidé de ne prendre aucun risque.
Qu’avez-vous pensé de la montée au jeu de Winkler ?
Il n’a joué que 20 minutes mais il a affiché la bonne mentalité. Il doit encore assimiler les automatismes, et nous allons continuer à lui inculquer la tactique.
L’état du terrain était-il finalement acceptable ?
Par moments, il était tout simplement impossible de jouer en une touche, il fallait trois ou quatre contrôles. Mais j’avais dit aux gars avant la rencontre : ‘Le plus important, c’est la manière dont vous réagissez après un faux rebond.’ Et c’est ce qu’ils ont fait.
Les joueurs auront-ils congé ce week-end ?
Vendredi, ils s’entraîneront encore ici. Ensuite, ils méritent de retrouver leur famille pour recharger les batteries mentalement. La famille, c’est un pilier. Nous ne savons pas encore s’ils recevront un ou deux jours de repos ce week-end, on doit encore en discuter.
Avant de quitter la salle de presse, Bruno a tenu à adresser un message aux 17 supporters qui ont fait le déplacement jusqu’à Almaty : « Je le fais souvent, mais aujourd’hui d’autant plus. Ils ont consenti un effort énorme pour l’équipe en effectuant ce très long voyage. Un immense merci à eux. Nous espérons pouvoir compter sur tous les autres pour le match retour. »