Adrien Mouchet

Par Adrien Mouchet

Publié le 20 août à 20h57

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Téléphones sécurisés, train de nuit, bunkers : le voyage de Maxime Prévot en Ukraine impose une organisation particulière. Plongée dans les coulisses de cette mission.


Voyager en Ukraine lorsqu’on est ministre des Affaires étrangères n’a rien d’un déplacement diplomatique ordinaire. Loïc Parmentier et Gilles Gengler ont accompagné Maxime Prévot.


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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accueille le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot avant une réunion avec le président ukrainien lors d’une visite à Kiev, le mardi 18 août 2026, dans le cadre d’une visite du ministre belge des Affaires étrangères en Ukraine.
Maxime Prévot à Kiev face à Volodymyr Zelensky : une équipe RTL info a suivi cette rencontre en exclusivité

Pour Maxime Prévot et la délégation belge, la mission commence en Pologne, où il faut abandonner l’avion pour rejoindre Kiev en train de nuit. Et les précautions commencent avant même de monter à bord.



Maxime Prévot entre dans le train de nuitMaxime Prévot entre dans le train de nuitMaxime Prévot entre dans le train de nuit – RTL info

Les téléphones habituels sont ainsi remplacés pendant le séjour. Même recharger son GSM nécessite un équipement particulier. « On a des petites fiches spéciales qui s’ajoutent au chargeur de GSM pour s’assurer qu’il n’y ait pas, à travers la recharge du téléphone, de captation des données », explique Maxime Prévot. Le Wi-Fi est lui aussi déconseillé : « La Russie veille à être très active pour essayer de pomper un maximum d’informations. »

Un chargeur spécialUn chargeur spécialUn chargeur spécial – RTL info

Après douze heures de train, arrivée à Kiev. Autour du ministre, une vingtaine de personnes : cabinet, administration, diplomates, militaires chargés de la sécurité… Une mécanique préparée pendant près de deux mois. « On émet des propositions, des projets qui sont soutenus par la Belgique et ils émettent aussi des suggestions », détaille Hervé Kerff, premier secrétaire à l’ambassade de Belgique en Ukraine. Les autorités ukrainiennes participent donc elles aussi à la construction du programme.

Arrivée de Maxime Prévot à KievArrivée de Maxime Prévot à KievArrivée de Maxime Prévot à Kiev – RTL info

Mais dans un pays en guerre, impossible de tout prévoir. Pour chaque étape, un abri est identifié à l’avance. « Lors de chaque endroit où nous nous rendons, il est prévu un abri », explique Audrey Jacquiez, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.


Audrey Jacquiez, porte-parole du ministère des Affaires étrangères avec Loïc ParmentierAudrey Jacquiez, porte-parole du ministère des Affaires étrangères avec Loïc ParmentierAudrey Jacquiez, porte-parole du ministère des Affaires étrangères avec Loïc Parmentier – RTL info

La délégation en fera concrètement l’expérience à deux reprises. Une alerte oblige notamment Maxime Prévot et son homologue ukrainien à quitter les salons du ministère pour poursuivre leur tête-à-tête dans son bunker. Plus tard, c’est le métro très profond de Kiev qui sert d’abri à la délégation.

Au total, cinq rencontres officielles, dont une heure avec le président Volodymyr Zelensky. Puis retour à la gare et nouveau train de nuit vers la Pologne. Une mission de seulement 32 heures en Ukraine, rythmée autant par la diplomatie que par les contraintes très concrètes d’un pays toujours en guerre.

Volodymyr Zelensky et Maxime PrévotVolodymyr Zelensky et Maxime PrévotVolodymyr Zelensky et Maxime Prévot – RTL info



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