La vie n’aurait pas été plus douce mais elle aurait pu être plus simple si Amaria, en attente d’une transplantation cardiaque, avait pu être hospitalisée à Nice. En avril prochain, cela fera un an que le quotidien de Charlotte et Imoutiaz, un couple niçois de 35 et 31 ans, a explosé. Amaria, deux ans, est la petite dernière d’une fratrie de cinq enfants de 17, 11, 8 et trois ans. Elle vit à la Timone à Marseille, le reste de la famille est à Nice.

Quand « bébé » comme l’appelle son frère de trois ans, Omar, a été hospitalisée à Marseille, la famille a pu être hébergée dans la Maison Bleue qui jouxte l’hôpital. « Nous avons inscrits les enfants à l’école à Marseille », explique Imoutiaz. Mais, la situation a perduré… Les enfants ont repris l’école à Nice en septembre.

« On fait une semaine chacun »

Désormais, les parents se relaient entre l’hôpital et leur domicile. Le passage de témoin a lieu tous les samedis. « On fait une semaine chacun », résume Charlotte. Ce qui représente un rythme… infernal. « Une semaine à l’hôpital, c’est fatigant, explique Charlotte. Et quand on rentre, il faut assurer à la maison. »

Charlotte, traiteur à domicile à son compte, ne perçoit aucune indemnité. Son mari, …