Le carnaval bat son plein le 22 février 2026. Un homme découvre, au sol, une femme au visage en sang. Un poste de secours la prend en charge.

La police enquête, recueille des informations à propos de l’auteur des coups. Il a traversé un groupe de gilles et s’est enfui. Raymond (pseudo) B., 31 ans, est rattrapé. En poche, un couteau à cran d’arrêt, ce qui lui vaudra la prévention de port d’arme prohibée en plus de celle de coups. Il a reconnu ces deux préventions lors de l’audience correctionnelle de Nivelles du 26 juin dernier, mais son avocate l’a défendu en soutenant l’absence d’intention dans le chef de son client.

Ivresse, bagarres, cutter… Voici les méfaits recensés lors du carnaval de Nivelles« Oui, je me suis enfui en courant, par peur »

Ce dernier s’est expliqué comme suit: « On avait beaucoup bu. On était morts pleins. Ma compagne est tombée sur la place près de la poste. J’ai entendu crier: « Police, police ». J’avais eu des problèmes avec la justice et j’ai toujours peur d’elle. Oui, je me suis enfui en courant, par peur. »

Le parquet n’a pas lâché le morceau: « Comment expliquez-vous le sang sur vos mains ? » Réponse ? « C’est en la relevant. » Alors qu’il avait fui.

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D’où la peine de probation autonome de deux ans requise par la substitute du procureur du roi Barbara Renquet. Une double condition: suivre une formation à la gestion de la colère au sein d’un couple et faire en sorte que la consommation d’alcool devienne « sous contrôle ».

Le prévenu a accepté. Son avocate aussi. Elle ne pouvait évidemment pas espérer un acquittement pour le port d’arme. Elle était bien entendu heureuse que la femme, présente dans le prétoire, ait refusé de se constituer partie civile. « Tout va bien au sein de notre couple », a affirmé celle-ci.

Le tribunal a acté cette peine de deux ans de probation autonome qui satisfait toutes les parties à la cause.

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