Il semble toutefois évident que dans le contexte actuel, la fourchette de taux oscillera entre 4 et 5,5 % pour un emprunt à vingt ans selon le profil de l’emprunteur et le bien acheté.

La hausse des taux d’intérêt doit-elle faire peur ?Formules moins risquées

Il paraît aussi clair que les banques vont pousser les formules variables qui sont pour elles moins risquées en période de hausse de taux. Quant aux clients, ils pourraient aussi être intéressés car ils seront gagnants si les taux repartent à la baisse. De plus, le taux initial d’une formule à taux variable est généralement un peu plus bas que pour une offre à taux fixe.

Chez ING, on note d’ailleurs « une hausse significative des crédits à taux variable, en particulier de la formule 10 + 5 + 5. Cette évolution reflète la recherche de solutions permettant d’optimiser le coût du financement dans un contexte de taux plus élevés ».

Les banques mettent toutefois des conditions plus restrictives pour les durées à 30 ans.

Autre constat de la banque au lion : « un léger déplacement vers des durées de crédit plus longues : le segment 16 – 20 ans recule au profit des durées comprises entre 21 et 30 ans, avec une progression plus marquée dans la tranche 26 – 30 ans ». Là aussi, on peut voir un lien avec la remontée des taux, puisque plus la durée est longue, moins la mensualité est élevée.

Les banques mettent toutefois des conditions plus restrictives pour les durées à 30 ans. Chez BNPP Fortis, une telle durée est uniquement proposée aux clients retail, qui empruntent pour une habitation propre et unique et avec un PEB inférieur à 160 kWh/an/m² (à l’achat ou après rénovation sur la base d’un plan de financement concret).