
Par Adrien Mouchet
Publié le 21 août à 17h56
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Le réseau LETEC pourrait être perturbé les 27 et 28 août. Derrière le préavis de grève, les écochèques cristallisent un malaise plus profond entre syndicats et direction.
Le réseau LETEC pourrait être fortement perturbé les 27 et 28 août. En cause : un préavis de grève déposé en front commun syndical après l’échec d’une conciliation au début du mois. Derrière le conflit, il y a notamment une histoire d’écochèques à 100 euros par an qui, selon les syndicats, illustre surtout une dégradation du dialogue avec la direction.
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À l’origine, la convention permettant au personnel de bénéficier de ces écochèques, 100 euros par an, est arrivée à son terme. Leur avenir semblait d’abord réglé par une décision annoncée au niveau fédéral : leur suppression devait rendre toute nouvelle négociation inutile. Mais cette suppression ne s’est finalement pas retrouvée dans les mesures publiées au Moniteur belge.
Les syndicats ont donc demandé le maintien de l’avantage en 2026. Et c’est là que les explications de la direction auraient commencé à se succéder, affirme Serge Delchambre, secrétaire interrégional de la CGSP Tram-Bus-Métro.
« Le pire, c’est qu’ils ne l’ont pas dit. Ils nous ont donné beaucoup, beaucoup d’excuses pour, à la fin, nous dire : on les a mis dans les économies », dénonce-t-il. Une justification qui laisse le syndicat perplexe : « On ne le sait pas réellement. On n’a pas les chiffres pour ça. »
Des économies sous tension
Le dossier est d’autant plus sensible que LETEC doit suivre une trajectoire d’environ 20 millions d’euros d’économies d’ici 2029. Or, selon Serge Delchambre, syndicats et direction étaient censés travailler ensemble sur les pistes permettant d’atteindre cet objectif. « Quand on nous dit qu’on va faire des choses ensemble et qu’après on fait chacun dans son coin, ça commence à effriter un peu la confiance », résume-t-il.
« On a utilisé tous les moyens »
Le préavis de 48 heures intervient après plusieurs tentatives de dialogue. « On a utilisé tous les moyens qui étaient en notre possession. On a fait la concertation, la conciliation, on a fait tout cela et on reste sur le désaccord », explique le responsable syndical.
La grève n’est toutefois pas encore certaine. Une réunion entre syndicats et direction est programmée mardi 25 août. Une nouvelle conciliation sur le dossier des écochèques pourrait également être organisée. « On l’espère », répond Serge Delchambre lorsqu’on lui demande si l’action peut encore être évitée.
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Mais au-delà des 100 euros d’écochèques, le malaise paraît plus profond. Le personnel s’interroge sur les économies à venir et leurs conséquences. « Ils sont inquiets de ne pas savoir à quelle sauce ils vont être mangés, parce que vraiment, on ne le sait pas », affirme le syndicaliste.
Serge Delchambre ne parle pas encore de rupture de confiance avec la direction. Mais il prévient : « Si ça continue comme ça, on va s’en rapprocher tout doucement. » Et de résumer le climat actuel : « Ça se dégrade, on va dire. Mais on est toujours autour de la table, donc on a de l’espoir. »

