Julie Duynstee

par Julie Duynstee

Publié le 22 août à 06h00

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Grégory Lenoci a été condamné jeudi à 17 ans de prison par le tribunal correctionnel de Namur pour tentative d’assassinat. Ce jugement suscite un débat enflammé, marqué par des propos virulents. Afin d’apporter tous les éléments dans ce dossier, certains estiment important de communiquer sur les antécédents judiciaires du Namurois.


Le tribunal correctionnel de Namur a condamné Grégory Lenoci à 17 ans de prison pour tentative d’assassinat sur Marc P, qu’il soupçonnait d’agression sexuelle sur son beau-fils de 7 ans. Insultes et menaces : ce jugement a suscité de vives réactions au palais de justice ainsi que sur les réseaux sociaux.

Face à ces propos parfois virulents contre la justice, certaines personnes estiment qu’il est nécessaire de dévoiler les antécédents judiciaires de Grégory Lenoci et les raisons qui ont motivé ce jugement afin de fournir toutes les informations pertinentes dans ce dossier.

Le débat s’enflamme et il est temps de rectifier le tir



« Le débat s’enflamme et il est temps de rectifier le tir. La condamnation paraît sévère et scandaleuse dès lors que l’on ne dispose pas de tous les éléments. En tant que Gembloutois, je connais très bien les antécédents de cet individu », déclare Julien (prénom d’emprunt), un habitant de Gembloux, ce vendredi via le bouton orange Alertez-nous.


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« Monsieur Lenoci n’est en rien un justicier ou un chevalier blanc luttant contre les pédophiles. Il se dresse également contre toute personne qui entrave ses activités criminelles », assure-t-il. D’après lui, il aurait notamment « tabassé sévèrement « le gérant d’un café à Gembloux. « C’est une personne d’une rare brutalité, craint par bon nombre de personnes ici », confie Julien.

Le prévenu en « état de double récidive générale »

Afin d’apporter un éclairage en la matière, nous avons pu consulter le jugement rendu par le tribunal de première instance de Namur. Tout d’abord, il est stipulé que la peine a été motivée par le fait que le prévenu est en « état de double récidive générale ».



Le 15 juillet 2021, Grégory Lenoci a été condamné à une peine de 5 ans de prison du « chef de vol et infractions à la législation sur les stupéfiants » et 18 mois d’emprisonnement de « coups et blessures volontaires ».

Le 29 avril 2022, le tribunal correctionnel de Namur l’a également condamné à une peine de 2 ans de prison du « chef de destruction de propriétés mobilières avec violences ou menaces et coups et blessures volontaires ».

Dans le casier judiciaire de Grégory Lenoci figurent d’autres faits, selon le parquet de Namur. « Monsieur a des antécédents judiciaires. Il est connu pour d’autres faits que les condamnations évoquées dans le jugement », indique Marie Roquiny, magistrate de presse au parquet de Namur, sans divulguer plus de détails.


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Par ailleurs, dans son jugement, le tribunal précise avoir « pris en compte les rapports d’expert judiciaire, d’expert technique pénitentiaire social et des conseils techniques du prévenu ». Grégory Lenoci y est décrit comme quelqu’un ayant une « personnalité instable ». Un rapport pointe notamment « un risque élevé de passage à l’acte violent, un risque de violence future nécessitant un besoin urgent d’intervention ».

Ce vendredi, le Conseil supérieur de la Justice (CSJ) s’est vivement inquiété des appels à la violence qui ont été lancés contre les magistrats qui ont rendu leur jugement dans le cadre de ce procès. Les juges sont indépendants et impartiaux et une décision judiciaire « n’a pas pour objet de plaire ou de déplaire à l’opinion publique », rappelle le CSJ, sans se prononcer sur la décision elle-même.



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