»Je ne m’y attendais pas. Peu importe où vous travaillez, il y a des cases que vous devez cocher, et ces cases sont nécessaires pour pouvoir pleinement réussir. J’ai énormément travaillé pour cocher toutes ces cases. Je parle anglais, français et espagnol. Est-ce que vous savez parler ? Avez-vous le look ? Est-ce que vous savez catcher ? J’ai travaillé pour cocher toutes ces cases.

Je ne m’y attendais pas parce que tellement de gens m’avaient dit : “Tu ne seras jamais sans emploi parce que tu coches toutes les cases. Tu peux travailler devant la caméra, derrière la caméra, dans le vestiaire, tu es polyvalent. Tu ne te retrouveras jamais sur la liste des personnes licenciées.” Mais c’est la vie.

Ce jour-là c’était différent. Je vais rencontrer cette histoire sans émotion, aujourd’hui je viens bien mentalement, mais sur le coup non. C’était l’une des pires journées que j’aurais pu vivre dans ma carrière. Six jours après mon opération, je suivais une rééducation tous les jours parce que je devais prendre l’avion pour le Mexique et commencer un projet télévisuel.

J’allais faire ma rééducation lorsqu’on m’a dit : “Ne viens pas faire ta thérapie.” Ça m’a inquiété. Quand j’ai raccroché, je me suis dit : “C’est bizarre.” J’ai commencé à chercher un endroit où je pourrais poursuivre ma thérapie parce que j’allais partir au Mexique. J’ai trouvé un endroit qui pouvait m’aider. »

Escobar décrit ensuite avoir reçu l’appel plus tard en journée confirmant son licenciement.

Il dit avoir été affecté particulièrement négativement par la nouvelle, alors qu’il était déjà dans une phase dépressive. Il a néanmoins pris sur lui et a pu se relancer au Mexique et avancer vers l’avenir.