Il s’appelle le cabotégravir et permet d’être protégé durant deux mois. Cela faisait deux ans que les associations de lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) l’attendaient. La Haute autorité de santé (HAS) n’y voyait, pendant longtemps, qu’une avancée modérée, surtout au regard du prix affiché par le laboratoire ViiV Healthcare. Le prix négocié n’a pas été communiqué, mais ONG comme médecins sont aujourd’hui satisfaits,

Publié le : 27/02/2026 – 17:44

2 min Temps de lecture

En France, il existait déjà un traitement préventif du VIH : la PrEP, autorisée il y a une dizaine d’années. Elle consiste à prendre un comprimé quotidiennement, ou bien avant et après un rapport sexuel. Son efficacité a fait ses preuves. Aujourd’hui, on estime à 50 000 le nombre d’utilisateurs de ce traitement contre le VIH, rétrovirus responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (sida).

Le cabotégravir, lui, se présente sous la forme d’une injection à longue durée d’action. Il s’administre tous les deux mois. Pour le professeur Jean-Michel Molina, chef du service de maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris, c’est une avancée significative :

« On se rend compte qu’il y a un certain nombre de personnes qui ont du mal à prendre ces comprimés, ou qui ne les prennent pas régulièrement. Ce nouveau traitement permet de s’affranchir des problèmes de mauvaise observance du traitement. Et de cette façon, on espère justement toucher des publics qu’on n’a pas touché avec les comprimés. C’est quand même ça, l’enjeu. Les comprimés ont réussi à toucher une population, on va dire surtout d’hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes. Et en fait, il y a bien d’autres groupes exposés au VIH, notamment pour les femmes : si leur partenaire masculin ne veut pas de préservatif, comment font-elles pour se protéger ? »

Le cabotégravir devrait être accessible dès le mois de mars 2026. Il sera entièrement pris en charge par l’Assurance maladie, mais toujours ou presque proposé en seconde intention, si la prise de comprimés est problématique.

À lire aussiVIH en France: les étrangers très exposés et une nouvelle menace chez les jeunes hétérosexuels