En une seule semaine, ce « jeu » macabre a déjà coûté la vie à douze personnes. Dans la nuit de vendredi à samedi, près de Middlesbrough, dans le nord-est de l’Angleterre, cinq jeunes à bord d’une Volkswagen ont percuté de plein fouet une voiture de police sur l’A66. Une collision fatale pour l’ensemble des occupants du véhicule et pour les deux policiers âgés de 37 et 38 ans. Plus tôt, à Kildare en Irlande, cinq adolescents ont trouvé la mort sur l’autoroute lors d’un choc similaire. Les occupants de l’autre voiture en sont cette fois sortis miraculeusement blessés.

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La plupart des victimes participaient bel et bien à cette surenchère en ligne, dévalant la route à contresens. « Rechercher l’enthousiasme et l’admiration de ses pairs par ce type de comportement n’a rien de nouveau. Mais les réseaux sociaux ont amplifié et intensifié ce phénomène », remarque Mary Aiken, professeure de cyberpsychologie médico-légale à l’Université d’East London, interrogée par le Guardian.

Face au drame, la colère ne cesse de monter contre la plateforme chinoise. Les responsables politiques et les forces de l’ordre réclament des comptes à TikTok pour son incapacité à modérer ces contenus possiblement mortels.

Une personne grièvement blessée après un accident sur l’autoroute E40 à hauteur de BerlozLes réactions au drame de Kildare très divisées

Le premier drame, survenu en Irlande, suscite des réactions extrêmement divisées. Tandis qu’un immense élan de solidarité a permis de récolter plus de 660 000 euros en soutien à la famille blessée dans l’accident, la mémoire des cinq adolescents décédés est la cible d’une vague de haine en ligne. Face à cette vague de haine, leurs proches ont été contraints de retirer les avis de décès, alors que les premières funérailles ont eu lieu sous discrète surveillance policière.