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Toutes les générations d’autos s’étaient donné rendez-vous à Verfeil. Zoom sur Bruno et sa légendaire Spitfire 1 968.

À Verfeil, le parking d’En Solomiac avait des airs de musée à ciel ouvert lors du rassemblement de l’association « C4U Compétition », retraçant un siècle d’automobile. Pour ce dernier chapitre de notre série estivale, gros plan sur un cabriolet anglais qui attire immédiatement l’œil : la Triumph Spitfire Mk III de 1968, appartenant à Bruno.

Dessinée par le designer italien Giovanni Michelotti, la Spitfire emprunte son nom au légendaire chasseur de la Seconde Guerre mondiale. Produit jusqu’en 1980, ce petit roadster britannique reste l’un des plus populaires. La Mk III de Bruno, fabriquée entre 1967 et 1970 à 65 320 unités, se distingue par son pare-chocs avant relevé, son moteur de 1 296 cm³ à double carburateur et sa finition soignée. Un bloc de 75 chevaux pour à peine 700 kg, capable de filer en propulsion jusqu’à 160 km/h.

« Elle a 58 ans »

Sous les lignes de la belle Anglaise, le travail de restauration impressionne. « Je l’ai fait restaurer avec des pièces d’origine ou des refabrications », explique Bruno. Il poursuit : « Il m’a fallu parfois batailler pour retrouver des pièces authentiques. C’est un modèle de 1968, elle a donc 58 ans. Sa restauration s’est achevée il y a un an, en septembre. C’est un modèle mécaniquement fiable, les problèmes qu’on rencontre restent simples à régler ».

Au volant, le plaisir demeure intact. « A bord, on est allongé et très proche du sol », s’enthousiasme-t-il. « Pour l’époque, elle offre une très bonne tenue de route. À l’intérieur, j’ai refait les moquettes et les panneaux de porte ». Le souci du détail s’exprime jusqu’aux boiseries : « Le volant et le pommeau de vitesse en bois sont d’origine. J’ai aussi fait restaurer le tableau de bord en noyer, que je voulais conserver tel quel. C’est formidable de trouver encore des artisans passionnés capables de travailler le bois avec cette finesse. Et, finalement, ça ne m’a pas coûté plus cher qu’une copie récente de moindre qualité ». Un témoignage qui clôt en beauté cette saga consacrée aux amoureux de belles mécaniques.