
par Yasmine Meziani
Publié le 23 août à 17h34
Ajoutez-nous à vos favoris Google
Le loup Akela, pionnier du retour de l’espèce en Wallonie, a été retrouvé mort en mai dernier en Allemagne, mettant fin à une étape clé de l’histoire du loup dans la région.
Le loup Akela a été retrouvé mort le 14 mai dernier en Allemagne indique le SPW dans une publication sur Facebook. Il avait été le premier à s’installer en Wallonie dans les Hautes Fagnes, en 2018. Quelques années plus tard, il avait formé la première meute wallonne avec la louve Maxima, elle-même décédée en 2024 après avoir été percuté par un véhicule.
Le corps sans vie de Akela a été retrouvé près de Blankenheim, dans l’Eifel allemand, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière belge. Des analyses génétiques ont permis de confirmer l’identité du loup. Une autopsie doit encore être réalisée en Allemagne pour déterminer les causes exactes de sa mort.
Selon Alain Licoppe, responsable du Réseau Loup du SPW, l’animal était en bon état au moment de sa découverte et a ensuite été congelé : « Une autopsie devra être prochainement réalisée pour connaître les circonstances exactes de son décès ».
Un décès annoncé plusieurs mois après
La nouvelle est rendue publique plusieurs mois après la découverte du corps. « L’identification a pris du temps car il n’y avait rien de pressant. Il y avait certainement aussi les congés de nos collègues allemands », reconnaît Alain Liccoppe.
Un animal emblématique du retour du loup en Wallonie
En 2018, les autorités ont confirmé pour la première fois la présence d’Akela dans les Hautes Fagnes. À l’époque, il était le premier loup à s’établir durablement dans la région. Avec le temps, il est devenu l’emblème du retour de l’espèce en Belgique.
Akela a formé un couple avec Maxima. Ensemble, ils ont créé la première meute observée dans les Hautes Fagnes. Plusieurs louveteaux sont nés de cette union. Aujourd’hui, leurs descendants continuent d’assurer la présence du loup dans la région.
À lire aussi

La louve Maxima, à l’origine de la première meute wallonne, retrouvée morte: quelles conséquences ?
Akela est ainsi vu comme le « patriarche » de la meute des Hautes Fagnes. Pour les spécialistes, et notamment le Service public de Wallonie, Akela était particulièrement important pour la population de loups des Hautes Fagnes et de l’Eifel. « C’était effectivement un loup important pour notre région et il s’était reproduit à trois reprises », souligne Alain Licoppe. « Sa lignée a pu commencer la colonisation de la Wallonie ».
« Il avait une dizaine d’années et son décès est un peu dans la logique des choses », note encore le responsable du Réseau Loup.
Les équipes vont pouvoir réaliser une synthèse sur lui, car « on a énormément de données sur ce loup qui était un peu un symbole des Fagnes ».
La fin d’un premier chapitre
Avec la mort d’Akela, les deux fondateurs de la première meute ont disparu. Mais leurs descendants sont toujours là et ils assurent la présence du loup dans les Hautes Fagnes et au-delà de la frontière allemande.
Akela a d’abord été le premier loup officiellement repéré dans la région, puis il est devenu le chef d’une meute. Pendant plusieurs années, il a symbolisé le retour de l’espèce dans les Fagnes. Sa mort marque la fin du premier chapitre de cette nouvelle histoire sauvage.