
Par Yasmine Meziani
Publié le 24 août à 06h00
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Invitée de Face à Buxant ce dimanche, la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny, a annoncé le lancement d’un « lab-école » : 1.000 enseignants seront consultés dans dix ateliers. Est-ce une manière d’éviter les syndicats ? Elle a répondu à Martin Buxant.
Valérie Glatigny, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, était la première invitée de Martin Buxant de la saison, dans son émission Face à Buxant ce dimanche soir. Elle a notament évoqué le lancement d’un « lab-école » destiné à consulter directement les enseignants sur le terrain.
Martin Buxant la questionne sur cette annonce : réunir 1.000 professeurs dans dix ateliers à travers toute la Fédération pour repenser l’enseignement. « Ça fait quand même fort pacte d’excellence bis, non ? », s’interroge-t-il.
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La ministre répond qu’« il y avait un élément très intéressant dans le pacte, c’est le dialogue constant avec les acteurs de terrain ». « Et force est de constater que ce dialogue, déjà sous la précédente législature, était mis à mal », ajoute-t-elle. Elle rappelle qu’« en 2022, les syndicats avaient claqué la porte du pacte, et puis la CSC était revenue par la suite sur le dossier de l’évaluation des enseignants ».
« Consulter la base » sans « court-circuiter » les syndicats ?
« Ici, ce qu’on veut faire, c’est vraiment consulter la base », explique Valérie Glatigny. « Ça ne veut pas dire qu’on ne rencontre plus les syndicats ou qu’on bypass (court-circuite) la consultation », précise la ministre.
Selon elle, un marché public a été réalisé pour organiser cette consultation : « Il y a une société qui va sélectionner les enseignants sur une base, on va ensuite leur proposer, évidemment sur une base volontaire ».
Un processus « parallèle » aux syndicats
Martin Buxant lui demande alors : « Mais ça veut dire que les syndicats ne représentent plus les gens qui sont dans l’enseignement ? ». « Je n’ai jamais dit ça », répond immédiatement la ministre. « Je pense qu’on porte des demandes collectives, mais que ça n’exonère pas le gouvernement ou la ministre de l’Éducation de pouvoir aussi consulter le terrain de façon plus régulière », explique-t-elle.
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« Donc, un processus parallèle, c’est ça ? », insiste notre interviewer politique. « Exactement, parce qu’il y a beaucoup de choses qui sont dites dans les entretiens », confirme Valérie Glatigny.
Le processus sera lancé cette année. « La première rencontre qui a lieu le 3 octobre », annonce-t-elle. En ce qui concerne le format, « Il y aura 1.000 enseignants consultés ». Enfin, « il y aura une plénière d’ici la fin de l’année », conclut Valérie Glatigny.

