Premier cas documenté d’une attaque de phoque ayant causé la mort d’un être humain, cet événement tragique a plongé dans le deuil les chercheurs du British Antarctic Survey. Retour sur une rencontre fatale avec un léopard de mer mesurant de plus de 4 mètres.

Tous les phoques ne sont pas de paisibles mammifères marins qui bronzent sur les plages de la Baie de Somme. L’un d’eux ne vit que dans les eaux gelées de l’Antarctique, où il sème la terreur. Le léopard de mer, aussi appelé phoque léopard. Superprédateur doté d’une mâchoire puissante, de canines acérées, il peut se targuer d’occuper le plus haut rang de la chaîne alimentaire (…quand les orques sont absentes de son territoire).

S’il consomme majoritairement du krill – de minuscules crevettes antarctiques – ce redoutable carnivore aime tout particulièrement chasser le manchot. Adepte de jeux cruels, il aime affoler sa proie et la laisser s’échapper, jusqu’à s’épuiser. Il attrape ensuite le manchot par la patte et le traîne dans les eaux, avant de le laisser s’enfuir à nouveau. La répétition des efforts finit par tuer l’oiseau, qui se laisse dévorer. Enfin, le léopard de mer peut s’attaquer aux autres espèces de phoques.

L’Homme ne fait pas partie de son régime alimentaire, mais il a des raisons de s’en méfier. Certes, jusqu’à 2003, aucun léopard de mer n’avait jamais tué d’humains. En tout cas, il n’existait pas de cas documenté. Le drame qui a touché la jeune biologiste Kirsty Brown restera hélas gravé à jamais dans les mémoires.

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Le Figaro

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