Ibrahim Molough

par Ibrahim Molough

Publié le 24 août à 09h11

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Pierre, de Charleroi, pensait avoir réservé son vol vers Tirana sans encombre. Mais à son arrivée à l’aéroport, il découvre qu’il est placé en « stand-by » et n’a aucune garantie de pouvoir embarquer. Il nous a raconté sa mésaventure ce lundi matin sur bel RTL, au micro de Benjamin Maréchal.


« C’était un petit peu jouer à la roulette russe », raconte Pierre qui nous a alertés via le bouton orange Alertez-nous. Il avait pourtant acheté un billet classique auprès de Ryanair et effectué son check-in pour son voyage en Albanie.

Mais à l’aéroport, mauvaise surprise : on lui annonce qu’il est en « stand-by ». Sa place dans l’avion n’est donc pas garantie. Et le problème ne s’arrête pas au vol initial : après avoir été refusé à l’embarquement, Pierre explique qu’il était également en stand-by pour les autres vols.



« Et peut-être que par chance, on aurait une place », raconte-t-il. Il fallait donc attendre et espérer qu’un siège se libère.

Une place finalement trouvée à l’aéroport de Charleroi

Pierre et ses compagnons de voyage ont finalement pu embarquer. Une personne de l’aéroport de Charleroi a réussi à leur trouver des places, alors que cela ne semblait pas possible au départ.

Mais cette solution soulève une autre question. Si une place a finalement été trouvée pour Pierre et ses compagnons, cela a-t-il pu avoir des conséquences pour d’autres passagers ?



Ryanair affirme ne pas pratiquer le surbooking. La compagnie prévoit néanmoins le cas d’un passager disposant d’une réservation confirmée mais se retrouvant sans siège : il peut alors être placé en « stand-by ».

Quels sont les droits des passagers ?

« Si ce statut n’était pas clairement indiqué lors de l’achat, vous pouvez demander des explications à la compagnie et potentiellement faire valoir vos droits », explique notre journaliste Florent Tondeur. En principe, lorsqu’un voyageur dispose d’une réservation confirmée, se présente à temps et remplit les conditions d’embarquement, un refus d’embarquement contre sa volonté lui ouvre certains droits.

La compagnie doit d’abord chercher des passagers volontaires pour renoncer à leur vol. Si personne ne se porte volontaire, elle peut refuser l’embarquement à certains voyageurs. Ceux-ci ont alors droit au remboursement de leur billet ou à un nouveau vol vers leur destination.

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Ils doivent également être pris en charge pendant l’attente et peuvent, selon la distance du vol, avoir droit à une indemnisation comprise entre 250 et 600 euros.

Mieux vaut également conserver tous les documents : confirmation de réservation, carte d’embarquement et documents liés à un éventuel réacheminement. Ils pourront servir à demander à la compagnie une attestation précisant le motif du refus d’embarquement et à entamer les démarches d’indemnisation.

Pierre, lui, a finalement pu profiter de ses vacances en Albanie. « J’ai passé de très belles vacances donc tout s’est bien passé à la fin », conclut-il.



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