
par RTL info avec Belga
Publié le 24 août à 18h39
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La montée des prix du gaz alimente les inquiétudes sur l’approvisionnement européen, les stocks n’ayant pas été aussi faibles depuis 2009 selon les données des marchés et des analystes.
Les prix européens du gaz ont continué à grimper lundi sur fond de craintes par rapport aux réserves de gaz et à l’approvisionnement du Vieux-Continent.
Sur le marché à terme néerlandais, le cours du gaz naturel prenait jusqu’à 5 % lundi, avant de céder un peu de terrain. Mais le mégawattheure du TTF s’affichait encore en hausse de plus de 4 %, à plus de 68,5 euros. La référence européenne a vu son cours multiplié par plus de deux depuis le début de l’année.
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Les réserves européennes de gaz ne sont actuellement remplies qu’à 62 %. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un niveau aussi faible à ce moment de l’année.
Le conflit au Moyen-Orient, et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, compliquent l’approvisionnement et poussent les prix du gaz naturel à la hausse. « Les perspectives se détériorent chaque jour », résume Florence Schmitt, analyste chez Rabobank, en référence aux réserves faibles, à une possible escalade du conflit dans le Golfe persique et à une réduction des exportations gazières norvégiennes, en raison de travaux d’entretien.
L’inquiétude croît surtout en Allemagne, qui est le premier consommateur de gaz en Europe. Outre-Rhin, les réserves de gaz ne sont remplies qu’à moitié.
C’est moins encore en Belgique mais la capacité de stockage de notre pays, avec le site de Loenhout, est faible. La Belgique bénéficie toutefois de connexions directes de gaz avec le Royaume-Uni et la Norvège, et dispose du terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) de Zeebrugge, ce qui réduit sa dépendance au stockage en hiver.
