Pour confronter les intentions à la réalité, on a fait le tour de la question et du propriétaire – le centre du Barca – avec Henk Mariman l’architecte de cette académie depuis juin 2025, qui est un de ses deux cerveaux avec Shawn Bishop (responsable méthodologie).
Ensemble, ils gèrent 17 équipes masculines de jeunes, des U9 aux U23, ainsi que cinq équipes féminines. Les choses se sont accélérées en décembre 2025, lorsqu’un tout nouveau bâtiment est sorti de terre. « Il fait deux étages, comprend neuf vestiaires au rez-de-chaussée, mais aussi une laverie, une pièce pour les arbitres, un autre pour les kinés et le personnel médical, ainsi que des salles de réunion », se félicite Henk Mariman. Il a permis de tourner la page des tentes géantes et des containers qui servaient de bureaux de fortune.

Derrière Henk Mariman, le bâtiment construit la saison écoulée pour un peu plus d’un million €. ©Jean Luc FlemalUn budget qui a doublé
Si toute cette parcelle qui comprend également trois terrains synthétiques et demi, située à un jet de ballon de l’hôpital Erasme, reste propriété de la commune de Saint-Gilles, c’est l’Union qui y investit : « Nous avons un accord à long terme avec la commune de Saint-Gilles pour l’utilisation des terrains, mais nous n’en sommes pas propriétaires, nous explique-t-on au club. L’investissement dans les infrastructures, notamment dans ce nouveau bâtiment et dans la tente qui doit encore être aménagée, s’élève à 2 millions. Par an, nous travaillons avec un budget annuel qui a doublé, pour atteindre lui aussi 2 millions. »

Ce très volumineux espace intérieur va être transformé en « Hub performance » d’ici 2027. ©Jean Luc Flemal
La tente, c’est le futur gros chantier de l’académie : la transformation d’une tente géante qui abritait déjà des courts de tennis notamment en un espace qui accueillera des activités couvertes. « Ce sera le Centre de performance », révèle Henk Mariman, pas peu fier de montrer tout ce qui est sorti de terre depuis son arrivée, il y a presque quinze mois. « Quelques jours après la fin de mon parcours à Anderlecht, je recevais un coup de fil de l’Union. J’ai dit à ma femme que j’allais vite replonger dans le travail », sourit celui qui a aussi travaillé dans la formation à Bruges, OHL et à l’étranger.
Rayon entraîneurs et encadrants aussi, les choses ont changé. Les offres d’emploi se multiplient sur le site web du club : « On a engagé pas mal de nouvelles personnes ces derniers mois. On est 26, dont 14 à temps plein, souligne-t-il. On veut développer à tous niveaux : footballistique, médical, humain, etc. » Et obtenir la récompense de tout le travail : l’obtention du statut de « Elite 1 ».

Une des pelouses artificielles de l’académie. Dans le fond, l’ancienne tente qui servait de bâtiment principal. ©Jean Luc FlemalLes U23 en D2 ? « C’est le but, mais le chemin est long »
Ce mercredi, l’équipe U23 de l’Union démarrera sa troisième campagne en D1ACFF contre Rochefort. Après deux saisons à avoir joué le maintien via le tour final contre la descente, l’objectif est de passer un cap et viser la première moitié du tableau, et les playoffs, cette fois. Pieter-Jan Monteyne, qui a repris l’équipe avec un certain succès en cours de saison passée, y croit : « En mettant de côté le début de championnat manqué, déjà l’année passée on avait réalisé une série de résultats dignes du Top 6. On n’est pas passé loin d’y être. »
L’objectif est de rejoindre la Challenger Pro League, où évoluent les concurrents mauve et blauw & zwart notamment. « C’est un but, oui, répond Henk Mariman. On y travaille, c’est un long chemin et on doit progresser pas à pas. »
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Avec, espère-t-on à Saint-Gilles, l’émergence de nouveaux cadres. « J’ai un grand leader, qui est Jordan Botaka. Il a plein d’expérience et d’envie pour orienter les jeunes de l’équipe. C’est un luxe pour nous d’avoir un tel joueur, qui est motivé. Et puis j’attends de certains qu’ils prennent plus de responsabilités sur et en dehors du terrain, répond l’ancien joueur de Malines, avant d’énumérer : Youssef, Sekou et Hamza. »
Youssef Hamoutahar (20 ans) s’est illustré en Youth League, la saison passée, et ne manque pas de talent. Sekou Keita (20), auteur de seize buts en 2025-26 et courtisé par d’autres clubs, vient lui de prolonger jusqu’en 2029. Il a marqué en amical avec l’équipe A la semaine passée. Hamza Tabich vient tout juste d’avoir 19 ans. Il a déjà une saison de Youth League dans les jambes et s’est fait une place en U23 à partir de novembre.
« Ce ne sont plus les mêmes joueurs qu’il y a un an », poursuit Monteyne. Les résultats non plus, espère-t-on.