
Par Céline Thérer
Publié le 24 août à 15h36
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Invité de Jean-Michel Zecca dans « Accès VIP » à l’occasion de la sortie de sa première bande dessinée, Philippe Boxho est revenu sur ses plus de 30 ans de carrière dans la médecine légale. Le médecin légiste s’est notamment souvenu de sa toute première intervention, particulièrement marquante.
En collaboration avec le dessinateur Pierre Alary, Philippe Boxho publie « Post mortem, la BD du légiste qui fait parler les morts ». Une bande dessinée qui plonge le lecteur dans son quotidien et permet de découvrir autrement les coulisses de la médecine légale.
Invité de Jean-Michel Zecca dans « Accès VIP », Philippe Boxho a expliqué vouloir montrer la réalité de son métier, mais aussi parler plus largement de notre rapport à la mort. Un sujet qu’il côtoie quotidiennement depuis plus de 30 ans.
Malgré toutes ces années passées dans les salles d’autopsie, Philippe Boxho l’assure : l’être humain parvient encore à le surprendre dans sa manière de mourir. « On est toujours surpris. En fait, c’est ça qui est amusant dans ce métier, c’est qu’on ne sait jamais sur quoi on va tomber », explique-t-il.
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Car derrière chaque corps se cache une histoire différente. Le travail du médecin légiste consiste alors à rechercher et interpréter les traces et les indices pour tenter de déterminer précisément les circonstances du décès. « À chaque fois, il y a des différences. Et ce sont ces différences-là qu’il faut interpréter, notamment pour répondre aux questions de la famille et surtout aussi aux questions de la justice », poursuit-il.
Une première intervention qu’il n’a pas oubliée
Après plus de 30 ans de carrière, Philippe Boxho se souvient toujours de sa première intervention en tant que médecin légiste. Une scène particulièrement marquante, qu’il raconte encore avec précision. « C’est un accident sur l’autoroute. Une voiture percute la berme centrale et le passager, qui n’était pas attaché et qui visiblement dormait sur le siège passager avant, est passé par la vitre », raconte-t-il.
La victime est alors décapitée sous la violence du choc. Une scène particulièrement impressionnante pour une première intervention. « C’est moi qui suis allé chercher la tête », se souvient Philippe Boxho.
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« Ça ne me fait plus peur » : Philippe Boxho raconte la première fois où il a pensé à sa propre mort
Jean-Michel Zecca lui demande alors si c’est à ce moment-là qu’il a compris qu’il était fait pour exercer ce métier. « C’est là que je me rends compte que ça ne me touche pas, en fait », répond le médecin légiste.
Cette capacité à prendre de la distance, Philippe Boxho estime qu’elle était déjà présente chez lui. Sa formation médicale l’avait également préparé très tôt à être confronté à des corps. Mais il existe une limite à ce détachement. Malgré les années et les nombreuses autopsies pratiquées, certaines situations continuent de l’affecter. « Une autopsie d’enfant me touche toujours », confie-t-il. Et ce sentiment se serait même renforcé avec le temps : « Plus je vieillis, plus je me rends compte que c’est encore plus prégnant qu’avant. »
Côtoyer la mort lui a appris à profiter de la vie
À force de côtoyer la mort au quotidien, Philippe Boxho a aussi développé une certaine philosophie de la vie. « Nous allons tous mourir. Donc ça ne sert à rien d’en avoir peur, ça va arriver », explique-t-il.
Pour le médecin légiste, l’essentiel est donc de profiter du temps qui nous est donné : « Profitez de la vie tant qu’elle est là, parce qu’on ne sait jamais quand elle va finir », conclut-il.
Retrouvez « Accès VIP » du lundi au vendredi à 12h45 sur RTL tvi et en streaming sur RTL play, mais aussi sur bel RTL entre 18h et 19h.
