« Je suis heureuse qu’il vive. » Monique résume ainsi son sentiment de fierté. La fierté de se tenir debout dans le refuge de montagne dont elle a posé les premières pierres 40 ans plus tôt.
Aux sources de la Bléone, à 2 042 mètres d’altitude, une trentaine de personnes se sont rassemblées pour fêter les 40 ans du refuge de l’Estrop, à Prads-Haute-Bléone (Alpes-de-Haute-Provence). Pionniers de la construction du lieu, enfants et petits enfants, bergers et gens du coin. Tous reçus par Noémie et Lise, les gardiennes actuelles du refuge, et par un grand soleil qui faisait scintiller la vallée et les sourires émus.
« Rien ne pouvait arrêter la volonté des jeunes »
À grands coups de clairette, on trinquera à la santé du refuge. Mais avant, Pierre Mathieu, le maire de Prads-Haute-Bléone, délivre un discours qui résonne dans les cœurs des « anciens » du refuge. Debout sur le perron, solennel devant la vallée, il retrace l’histoire des sept années de chantier.
L’étincelle de cette « idée folle et géniale » allumée par Jean Louis Carribou. Le choix de l’emplacement avec « l’avis d’un berger qui connaissait mieux que personne les dangers de cette montagne »; les jeunes qui apprennent le métier de maçon…