On épluche souvent les fruits
par habitude, alors que leur peau peut contenir une quantité
intéressante de fibres, de vitamines et de composés végétaux. Si
toutes ne sont pas destinées à être mangées, certaines méritent
pourtant d’être conservées lorsqu’elles sont comestibles et
correctement lavées. Et parmi elles, trois se distinguent
particulièrement par leur richesse en composés antioxydants, dont
certains présentent des propriétés anti-inflammatoires
étudiées.

Pourquoi certaines peaux de
fruits sont-elles si intéressantes ?

La peau constitue une véritable
barrière protectrice pour le fruit. Elle concentre donc
différents composés qui lui permettent de se défendre contre les
agressions extérieures, notamment des polyphénols, des flavonoïdes
et d’autres antioxydants. Les agrumes sont particulièrement riches
en ces substances : plusieurs travaux montrent que leurs écorces
contiennent davantage de composés phénoliques que les parties
comestibles correspondantes.

Les 3
peaux de fruits à ne plus jeter

Le kiwi figure parmi les fruits dont la
peau peut être consommée. Elle apporte notamment des fibres et
différents composés antioxydants, en complément de ceux déjà
présents dans la chair. Sa texture duveteuse peut surprendre, mais
un kiwi soigneusement lavé peut donc être consommé entier.
Les agrumes, eux, sont surtout
intéressants pour leur zeste. Citron, orange ou pamplemousse
renferment dans leur peau des flavonoïdes comme l’hespéridine, la
naringine ou encore certains polyméthoxyflavonoïdes. Ces molécules
font l’objet de nombreuses recherches pour leurs propriétés
antioxydantes et anti-inflammatoires. Le plus simple est d’utiliser
le zeste en petite quantité dans une sauce, un dessert ou une
boisson.
La tomate mérite également sa place dans
cette sélection. Sa peau contient notamment du lycopène, un
caroténoïde aux propriétés antioxydantes. Des travaux de synthèse
suggèrent par ailleurs qu’une consommation de tomate ou de produits
riches en lycopène pourrait avoir un intérêt sur certains marqueurs
liés au stress oxydatif et au photovieillissement cutané, sans pour
autant transformer la tomate en aliment miracle.

Au-delà de ces trois exemples, le véritable
réflexe à adopter consiste donc à ne plus éplucher systématiquement les fruits et
légumes lorsque leur peau est comestible. Bien les laver, varier les
aliments et conserver les parties consommables permet simplement de
profiter d’un éventail plus large de fibres et de composés
végétaux, sans leur attribuer des propriétés médicales qu’ils n’ont
pas démontrées.