
Par Louis Dedobbeleer avec Laurent Toussaint
Publié le 23 août à 23h09
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La déception est le sentiment qui domine au sein des Red Lions après leur partage synonyme de non-qualification pour les demi-finales de la Coupe du monde de hockey. Victor Wegnez n’a d’ailleurs pas pu retenir ses larmes au moment de se présenter à notre micro.
Les mines étaient basses chez nos Red Lions après le coup de sifflet final ce dimanche soir. Avec ce partage (1-1) face à l’Espagne, la Belgique ne disputera pas les demi-finales et dit donc adieu à toute chance de médaille dans « sa » Coupe du monde. « Je pense qu’il y a moins de frustration que dans les autres matches, explique Victor Wegnez à notre micro. Au final on a un peu moins bien joué, on s’est créé moins d’occasions, on a moins dominé que contre l’Australie et l’Allemagne ».
« Le sentiment que j’ai sur ce match, c’est qu’on n’était pas forcément meilleurs que l’Espagne, poursuit le Red Lion en toute lucidité. Si tu regardes dans l’ensemble, on a juste battu une France qui a tout joué contre nous et la Malaisie. Avec tout le respect que j’ai pour ces deux nations, si tu as des prétentions d’aller en demi-finale ou en finale, tu dois être capable de faire des résultats contre les gros et malheureusement on n’en est pas encore capable ».
« Ce n’est juste pas assez bon contre les grosses nations »
Le manque d’efficacité a souvent été pointé du doigt depuis le début de la compétition, et ce dimanche encore, la Belgique a eu les occasions de faire le break, sans succès. « Il n’y a pas que la finition, nuance le joueur de 30 ans. On n’arrive pas non plus à créer des situations nettes. Quand on joue contre une équipe en bloc bas, on a du mal à trouver les espaces. »
Et puis en toute fin d’interview, l’analyse a laissé place aux émotions et ce sont les yeux remplis de larmes et la tête basse que Victor Wegnez conclut. « Ce n’est juste pas assez bon contre les grosses nations en termes d’efficacité. C’est le sport… Ça ne tombe pas tout le temps et il faut faire avec. On est déçu, on a déçu, et c’est compliqué ».