Ibrahim Molough

Par Ibrahim Molough

Publié le 25 août à 10h32

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À l’Institut Saint-Joseph de Jambes, la rentrée scolaire ne s’est pas limitée à accueillir les 620 élèves : pour la directrice Marie-Hélène Bodart, l’attribution des heures à ses enseignants a été le principal casse-tête. Invitée de Martin Buxant sur bel RTL, elle explique avoir perdu plusieurs heures de cours à la suite des réformes, laissant certains professeurs sans horaire complet.


La rentrée officielle a eu lieu lundi, mais dans les établissements scolaires, la reprise s’étale sur toute la semaine. À l’Institut Saint-Joseph de Jambes, Marie-Hélène Bodart a donc retrouvé progressivement ses élèves et ses équipes. Mais pour la directrice, le moment le plus compliqué était déjà passé : il a fallu construire les horaires des enseignants avec moins d’heures disponibles.

« Le moment le plus compliqué de ma rentrée, ça a été l’attribution des heures à mes enseignants », explique-t-elle. Plusieurs changements ont réduit le nombre d’heures de cours dont dispose l’établissement.



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Elle cite notamment la suppression de plusieurs 7es années dans l’enseignement professionnel et technique de qualification, les 3 % d’économies appliqués dans l’enseignement et le passage à 22 périodes de cours hebdomadaires pour certains enseignants du secondaire supérieur, contre 20 auparavant.

Des enseignants sans horaire complet

Ce cumul a rendu la répartition particulièrement difficile. « J’ai eu du mal à « servir » tous mes enseignants », reconnaît la directrice. Certains professeurs n’ont finalement pas obtenu leur horaire complet pour cette année scolaire.

Une situation qu’il a fallu annoncer individuellement. Marie-Hélène Bodart dit avoir pris le temps de recevoir les enseignants concernés pour discuter avec eux et chercher des solutions. « Il faut faire un peu de psychologie », explique celle qui dirige l’établissement depuis 20 ans.



Cette rentrée était d’autant plus difficile à préparer qu’elle savait que les conséquences seraient importantes. L’année précédente, la réforme des septièmes lui avait déjà fait perdre quatre de ses septièmes. Cette fois, elle s’attendait à une situation encore plus compliquée.

« Il a fallu que je fasse des regroupements inédits »

La directrice affirme avoir dû revoir l’organisation de son établissement et renoncer à certains projets pour préserver les cours et les postes disponibles. « Il allait falloir que je fasse des regroupements inédits dans mon école et que je fasse des choix de non-organisation de certains projets au profit des cours et de mes enseignants », détaille-t-elle.

Malgré ces difficultés, elle assure que ses enseignants restent mobilisés. Ils sont « en colère », mais gardent le même objectif : accompagner leurs élèves au mieux.

Pour Marie-Hélène Bodart, il s’agit aussi de maintenir une dynamique collective malgré les contraintes. Lors de son assemblée générale de rentrée, elle a ainsi cherché à remobiliser son équipe : « On est des warriors. » L’objectif est de continuer à proposer un enseignement de qualité aux élèves.



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