Quant à son spectacle, en collaboration artistique avec un autre mentaliste bien connu Fabien Olicard, il casse les codes du genre en mêlant stand-up, humour et expériences de mentalisme. Il se produira encore près de chez nous, notamment le 27 mai au Théâtre Sebastopol, à Lille, et le 3 juin Au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains au Grand-Duché de Luxembourg. Tout cela avant de filer à l’Olympia début janvier 2027.

Rencontre avec la révélation du mentalisme 2.0 qui vous transformera en stars du networking. « J’ai une très bonne mémoire parce que ça fait 10 ans que je la travaille. J’étais très timide quand j’étais petit et aujourd’hui, je fais des spectacles, je monte sur scène, je vis de ma passion. Mais je ne suis ni un psy ni un guérisseur. »

« La chieuse et la connasse sont des icônes de la pop culture »

Tout le monde peut devenir mentaliste ?

« J’en suis la preuve ! Je n’ai pas eu de don, je n’ai pas de truc où je ne suis pas moi. Certains s’autoproclament d’ailleurs mentaliste. On se réveille un jour et on se dit : je suis mentaliste. On est tous des charlatans très confiants, nous les mentalistes. C’est important de le dire (sourire) ! Je considère être un charlatan sur scène, mais je ne vends pas non plus des formations pour devenir mentaliste donc je suis ok avec ça. Le mentalisme, ça s’apprend dans les livres et il faut de la pratique, de l’entraînement et des techniques. Par exemple, deviner un prénom, ce n’est pas si compliqué quand tu sais comment faire. »

Passez des vidéos à la scène, un pari risqué ?

« J’ai fait beaucoup de vidéos pour faire de la scène. J’ai contacté plein de scènes sur Paris mais personne n’a répondu. Tout le monde me refusait au début, mais ce qui est normal. Un mec qui sort de nulle part qui dit : bonjour je fais un spectacle. Et après, j’ai contacté les Club Med en leur disant la même chose. Ils ont vu que j’avais 500 000 abonnés sur TikTok et se sont dit : pourquoi pas ! Je n’avais jamais joué, mais j’ai fait mon premier spectacle là-bas et cela s’est plutôt bien passé. J’ai pu y faire une captation, j’ai enchaîné sur le festival d’Avignon et voilà. »

Manipulez-vous aussi les gens pour qu’ils s’abonnent à vous ?

« (Sourire) J’avais développé un format qui était un peu un format mentaliste malin. Je faisais des tests de mentalistes à travers l’écran. La règle était : si je trouve ce que t’as en tête, tu perds. Sinon tu gagnes. Si je trouve, ils se disent : Oh le bâtard, il a trouvé. Et s’il perd, ils se disent : mais je suis trop fort !’ À aucun moment, ils n’étaient déçus de la vidéo donc oui, quoi qu’il arrive, ils s’abonnaient (sourire) ! »

Voici pourquoi l’invité politique de « Matin Première » attendu ce mercredi n’est jamais arrivé en studio : « On vit une situation inédite »

Mentaliste, un bon moyen pour combattre votre timidité ?

« Le secret pour être sociable fait aussi partie du mentalisme, en effet. La timidité a été un vrai truc dans ma vie. Il existe de vraies choses pour devenir moins timide. Déjà, comprendre la psychologie humaine. Quand tu comprends que tout le monde a peur de ce que pensent les autres, tu comprends que ça veut dire que tout le monde se concentre sur soi et pas sur toi. Donc en vrai t’es un personnage secondaire de leur vie, et tout va bien. La sociabilité, c’est l’échauffement social ma meilleure technique. Cela paraît fou mais quand on interagit, on a besoin de s’échauffer socialement. Notre cerveau a besoin de multiplier les interactions avant le moment qui te stresse. Tu vas dire bonjour aux gens que tu croises, tu demandes l’heure, les prénoms, etc. C’est hyper utile avant un entretien d’embauche, un rendez-vous amoureux ou un oral important. Cela change tout. Tu connectes ton cerveau en mode interaction sociale. Comme avant une séance de sport, t’échauffe ton corps. Avant de faire un gros problème de maths, tu fais des exercices de maths. C’est pareil pour les interactions sociales. On devient alors plus à l’aise. On casse les barrières sociales. »

« Je pense que si je l’utilisais au quotidien, j’aurais pas de potes et pas de meufs »

Quelles sont les limites dans le mentalisme ?

« Sur scène, j’ai un peu des superpouvoirs parce qu’on exagère vraiment le truc. On s’amuse. Dans la vie de tous les jours, j’utilise moins ça parce que ça peut être un peu bizarre. Je pense que si je l’utilisais, je n’aurais pas de potes et pas de meufs. Au quotidien, c’est plus l’intelligence émotionnelle. Comprendre les émotions. Les siennes et celles des autres et comment on améliore les relations. Et ça, c’est du mentalisme parce que c’est de l’observation, de la compréhension de l’humain et de la psychologie. Mais sur un aspect plus bienveillant. »

Avant de vous lancer en politique pour changer le monde ?

« Ça serait beau mais non, je ne m’y connais pas du tout. J’aime beaucoup trop aussi l’aspect humour. C’est un peu un stand-up de mentalisme. J’aime bien que ça reste léger. On ne sauve pas des vies, mais je trouve ça trop cool de faire rire et réfléchir en même temps avec ce genre de mentalisme plus humain, plus proche des gens. J’aime bluffer les gens mais aussi être connecté avec eux. On aime bien mettre les gens dans des cases, et du coup, la case que j’ai trouvée, c’est le mentalisme. Parce que c’est une case qui ne veut rien dire, il n’y a pas de définition précise… Mais attention, peut-être qu’il y aura des IA mentalistes un jour aussi (sourire) ! »

Le concours Miss Belgique dans la tourmente : une enquête de la RTBF dénonce de nombreuses dérivesComment arrêter de scroller : voici ses astuces miracles

« Je n’ai pas mon téléphone sur moi donc je ne suis pas un menteur », sourit l’auteur du livre « Arrêter de scroller pour de bon ». Avant de nous donner les tips de son bouquin pour modifier notre rapport au téléphone. « Il y a plein de techniques concrètes comme de faire 48 heures sans téléphone, faire un week-end entier sans partir avec lui. Ensuite, ne pas mettre ton téléphone dans ta chambre, ne jamais l’avoir dans sa poche, etc. C’est dur mais prendre une petite sacoche, par exemple, ça change déjà tout. »

Charlie Haid l’assure : le critère principal, c’est ajouter de la friction. « Le téléphone est conçu aujourd’hui pour qu’on ait besoin de ne rien faire pour aller dessus. On l’ouvre, face ID, pas besoin de taper de code, on est déjà sur Insta. Si tu mets un mot de passe, des bloqueurs d’application, etc., ça rend le combat un peu plus loyal. » Bref, le but est de comprendre pourquoi on a un problème avec nos téléphones et qu’est-ce qui se passe dans notre tête. « Les réseaux sociaux exploitent parfaitement la dopamine. Et la dopamine, c’est une pulsion. Plus tu as de stimuli, plus tu vas scroller. Il faut faire des pauses, s’ennuyer et dormir pour ne pas l’activer. » Il assure qu’il ne faut pas le jeter par la fenêtre mais l’apprivoiser. « Pour désamorcer notre envie des téléphones, il faut faire le chemin inverse, comprendre pourquoi on a de pulsions, leur déclencheur… et tu les supprimes. »