Un hommage pas unanime. Jeudi soir, la 51e cérémonie des César s’est ouverte sur un long sketch de Benjamin Lavernhe en hommage à Jim Carrey, qui a reçu un prix d’honneur dans la soirée pour l’ensemble de sa carrière. Mais la soirée s’est quelque peu tendue lors de l’hommage rendu à Brigitte Bardot, légende du cinéma, qui s’est éteinte le 28 décembre 2025, à l’âge de 91 ans.

« On aurait pu s’en passer »

L’hommage à l’une des plus grandes icônes du cinéma français était un moment attendu de la soirée. Au début de la cérémonie, l’Académie des César a diffusé les images de Boulevard du rhum, Viva Maria !, La Femme et le pantin, Et Dieu… créa la Femme ou encore Vie privée, les grands films de Brigitte Bardot, sur un fond sonore des plus émouvants.

Le public présent au sein de l’Olympia a hué et sifflé les images des œuvres qui mettent en scène « BB », probablement en raison des liens de la comédienne avec l’extrême droite. « On aurait pu s’en passer », ont même hurlé certaines personnes dans l’assemblée.

Une icône « conservatrice »

Brigitte Bardot a longtemps flirté avec l’extrême droite et voyait en Marine Le Pen, patronne du Rassemblement national, « la Jeanne d’Arc du XXIe siècle », tout en assurant que ses choix politiques étaient avant tout dictés par la cause animale.

« On m’a fermement collé une image de frontiste » pour avoir répondu au début des années 1990 à un questionnaire du quotidien catholique d’extrême droite Présent, affirmait-elle en 2018 dans son livre testament Larmes de combat.

Brigitte Bardot, qui prêta ses traits à Marianne dans les années 1960, se revendiquait « conservatrice » en politique et « patriote ». La droite est le « seul remède urgentissime à l’agonie de la France », écrivait-elle dans son BBcédaire, paru en 2025.