Alors forcément, quand les agriculteurs ont manifesté contre les prix bas et le Mercosur, Jérémy Devries s’est joint à eux. « Je me suis mêlé à leur manifestation, en mettant le bonnet jaune du syndicat de la Coordination rurale. Là aussi j’ai fait des vidéos. »

Des publications qui semblent ne pas avoir plu à la société Clarebout où les Américains de Simplot sont occupés, petit à petit, à mettre en place leur structure.

« J’ai été convoqué le lundi 16 février, à 14 h 30 et j’ai été viré sur-le-champ, avec effet immédiat. Le responsable m’a mis sous le nez, en étant agressif, une cessation de contrat de commun accord. Sous la contrainte, je l’ai signée ; ce que je n’aurais jamais dû faire ! »

En tant que chauffeur, il retrouvera rapidement du travail. « Comme j’ai signalé mon licenciement sur les réseaux sociaux, j’ai été approché par plusieurs sociétés pour m’engager. Je réfléchis. Moi, ce que je souhaite, c’est retourner dans le domaine de la pomme de terre et continuer mes vidéos. Je n’ai pas envie qu’un responsable de chez Clarebout, viré par la nouvelle équipe Simplot, décide de ma vie. »

Chargé de la communication pour Simplot Clarebout, Raphaël Tassart est étonné de la réaction de Jérémy Devries: « Il n’y a pas de licenciement puisqu’il y a eu un accord mutuel de mettre fin au contrat, signé par les deux parties. Il est donc difficile d’y revenir a posteriori et d’affirmer avoir été obligé de signer L’entreprise ne fait donc pas de commentaire à ce sujet. »