« J’avais 20 ans et Le Figaro m’avait envoyé faire un papier sur les plages de la côte normande. Je suis entré au casino de Deauville. Naturellement, j’ai gagné. La chance est toujours bienveillante avec les débutants. Le virus du jeu m’a agrippé. Il ne m’a plus jamais lâché », se rappelait-il.
Décès de Philippe Bouvard – Quand il faisait ses adieux aux « Grosses têtes », en 2014 : « Vous allez me manquer »Une addiction qui coûte cher
Toujours aussi franc, Philippe Bouvard avait aussi évoqué ce pan de sa vie auprès de Gala : « Je me souviens d’une fois, j’avais 25 ans, j’étais jeune reporter au Figaro et je suis allé à Deauville avec une voiture que je venais d’acheter et de l’argent du journal pour un sujet. J’ai perdu tout l’argent qui n’était pas le mien à la roulette et j’ai dû revendre ma voiture pour le rembourser. »
Conscient de sa problématique, le journaliste avait lui-même entrepris des démarches pour tenter de sortir de cette addiction. « Je me suis fait interdire, nuance, par volonté personnelle », expliquait-il au sujet de son interdiction d’entrer dans les casinos français. « Du coup, je partais jouer à Monaco, Londres ou Las Vegas et, finalement, ça me coûtait encore plus cher », déplorait-il. « J’ai plusieurs fois frôlé la catastrophe financière, d’ailleurs. » Philippe Bouvard, qui a parfois perdu très gros en une seule séance de jeu, est cependant toujours parvenu à garder la tête hors de l’eau.