l’essentiel
C’est dans un univers très coloré qu’invite Gérard Salon pour sa première exposition qui se veut caritative.
On l’a connu adjoint au maire, on le retrouve peintre exposant… Le passant qui entre dans la salle Laurentie de Fleurance est cueilli d’office par cette multitude de toiles colorées, variées. Gérard Salon est un jeune peintre dans le sens où il a commencé il y a un an. « J’ai toujours aimé le dessin, assure-t-il. J’étais très fort en coups de crayon au fusain ou au crayon. J’ai toujours eu envie de peindre, mais je suis daltonien et mon complexe des couleurs m’en empêchait. Mais, je savais que j’allais bientôt faire face à du temps libre en quittant mon mandat d’adjoint au maire, il fallait que je m’occupe. Alors, je me suis lancé. Ça m’a plu et on m’a encouragé ».
Des coups de cœur
Gérard Salon aime passer d’un tableau à quelque chose de totalement différent. Il fonctionne au coup de cœur pour des cartes postales, des photos sur internet, pour un paysage… « Les animaux, je ne les aime que colorés », poursuit-il. Il y a aussi quelques tableaux abstraits, comme le « Bouillon de culture », souvenir de ses observations au microscope de collégien.
Trois tableaux de marines permettent de voir l’étendue de ses créations. « J’adore tester différentes techniques, le premier tableau de bateaux, « Régate », est réalisé au couteau, avec de la matière, pour le second, j’ai voulu faire quelque chose de lisse et pour le 3e quelque chose de transparent. J’apprends les techniques par l’intermédiaire de tutos sur YouTube et je les suis comme une recette de cuisine, parfois, j’ai eu des surprises, c’est totalement magique ! Mais j’aurais effectivement plaisir à prendre des cours pour perfectionner ma technique ».
Nuancier et techniques
Quand on lui demande comment peindre quand on est daltonien, il explique : « J’ai mes techniques pour reconnaître mes tubes de peinture et je sais comparer un tube à une couleur sur un tableau, j’utilise un nuancier qui me dit comment obtenir chaque teinte, mais il ne faut surtout pas me demander de quelle couleur il s’agit. Pour ce qui est des couleurs qui m’attirent plus, ce sont pratiquement les couleurs primaires car, quand il s’agit de faire des associations, je m’y perds complètement ».
Quant au choix d’exposer, « je suis très prolifique et j’accumule les toiles, l’idée de vendre au profit d’une association m’a motivé. Je me suis entendu avec mon amie Aimée Pararols pour que tous les bénéfices aillent au profit des Chats libres ».
Quand il surveille lui-même son exposition, Gérard Salon est à l’œuvre ; d’autres plages horaires sont tenues par les bénévoles de l’association des Chats libres.
L’exposition est à voir jusqu’au samedi 19 septembre, tous les jours, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 16 heures (c’est fermé le dimanche après-midi).