Les Europe playoffs avaient amené un deuxième souffle en sortie de banc, avec cinq des six premiers buts marqués par des remplaçants, pour bien lancer la deuxième partie de saison. Mais la direction sportive voulait augmenter la qualité du noyau, pour offrir d’autres solutions au staff.

Tous les postes sont doublés, sauf à gauche

Trop souvent, la saison passée, notamment en raison des blessures, Euvrard a dû bricoler pour constituer un onze de base – le souvenir du déplacement au Club Bruges est encore dans toutes les mémoires – ou compléter le groupe, avec un banc composé de quelques jeunes, et l’un ou l’autre ancien.

1,92 but attendu, 13 tirs par match, des stats multipliées par deux : comment le Standard a-t-il changé son approche offensive

Sous réserve d’éventuels départs d’ici à la fin du mercato, le 3 septembre, mais aussi de blessures, un autre élément qu’il faudra suivre au fil de la saison pour savoir si les choses ont changé par rapport au passé, tous les postes du noyau rouche ont été doublés voire triplés, à l’exception du poste d’arrière gauche.

Standard, un noyau plus richeStandard, un noyau plus richeStandard, un noyau plus riche ©IPM Graphics

Le mercato entrant, quasiment complété juste avant la reprise du championnat, a porté à 23 le nombre de joueurs de champ, sans compter les jeunes du centre de formation, pour qui il ne sera pas évident de se faire une place, mais ce sera une autre histoire, un jour…

Un noyau pour jouer sur trois tableaux…

Avec deux compétitions au programme, le Standard a un noyau pour jouer sur trois tableaux. Cela peut interroger sur le sens de certaines priorités ou sur la gestion qu’il faudra avoir pour garder tout ce beau monde concerné.

Mais cela peut s’expliquer. D’abord, la nouvelle réglementation permettant d’inscrire vingt noms sur la feuille de match, avec cinq changements possibles, offre plus de possibilités de rotation. Par expérience, ensuite, le club peut avoir anticipé l’idée d’un départ ou de blessures.

Dimitri LavaléeDimitri LavaléeDimitri Lavalée n’a pas encore été aligné cette saison. ©EDA

En défense centrale, par exemple, Josué Homawoo sera encore sur la touche pour quelques mois après sa rupture du tendon d’Achille, alors que Dimitri Lavalée n’a pas encore été repris dans le noyau. La défense est le secteur qui a le moins évolué durant le mercato et le futur dira s’il fallait plus qu’un seul ajustement.

Au milieu, secteur qui a été le plus renforcé cet été, Mohammed El Hankouri pourrait être surnommé l’homme invisible, puisqu’il a été plus souvent sur la touche que sur le terrain alors que Marco Ilaimaharitra s’est blessé au pire moment, quand la direction envisageait un éventuel départ.

…mais pas moins fourni que la saison passée

Le noyau n’était pas moins fourni la saison passée, pour le même nombre de compétitions, mais il se dégage un peu plus de qualité globale pour permettre à Euvrard de faire basculer un match. Cela a fonctionné contre La Louvière, cela aurait pu, voire dû, fonctionner contre le Cercle Bruges si Sylvester Jasper avait transformé sa balle de 3-2 et si Ryan Fosso n’avait pas été coupable d’un penalty à Malines (3-3).

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Il serait trop injuste de ne pointer que les deux entrants pour expliquer les deux premiers partages de la saison. Mais si tous les remplaçants sont aussi décisifs que Drammeh, tout de même, le Standard pourrait envisager des deuxièmes périodes plus conquérantes.