Un cas de chikungunya a été diagnostiqué à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) mercredi 19 août 2026. Comme le rapportent Le Parisien et actu Paris , il s’agit du premier cas autochtone en Ile-de-France depuis le début de l’été 2026. Pour rappel, ce terme signifie que la personne a contracté le virus sur le sol français et non lors d’un déplacement.
Le patient s’est rendu aux urgences mercredi 19 août, évoquant des douleurs musculaires, une importante fatigue et de la fièvre. Les soignants ont réalisé un dépistage pour le chikungunya qui s’est révélé positif. « La personne concernée va bien et n’a pas été hospitalisée », a affirmé l’agence régionale de santé (ARS) citée par nos confrères.
Deux opérations de démoustication
La présence du moustique-tigre ayant été confirmée sur la commune, une première opération de démoustication a été effectuée dans la nuit du mardi 25 à ce mercredi 26 août. Elle a été réalisée dans un rayon de 150 m autour du domicile de la personne contaminée, qui correspond « au rayon de déplacement d’un moustique », a précisé l’ARS.
Une deuxième opération aura lieu dans une semaine, dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 septembre. Le but étant « de faire baisser la population de moustique-tigre pendant la période de contagiosité susceptible de transmettre la maladie afin de réduire au maximum les chances de survenue de cas secondaire ».
Une maladie « rarement mortelle »
Mercredi 19 août, Santé publique France a annoncé qu’une vingtaine de cas autochtones de chikungunya ont été identifiés en métropole. Pour rappel, il s’agit d’une maladie transmise à l’humain par le moustique tigre. Le délai d’incubation est de deux à dix jours, indique l’Institut Pasteur sur son site Internet.
Les principaux symptômes sont des douleurs musculaires importantes, des maux de tête accompagnés de fièvre, des atteintes articulaires… Des formes neurologiques graves peuvent survenir dans certains cas. « La maladie est rarement mortelle : la plupart des patients qui en décèdent sont également atteints d’autres maladies », précise l’Institut.