
par RTL info avec Belga
Publié le 26 août à 08h21
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La Corée du Sud a intercepté mardi des avions militaires russes ayant pénétré sa zone de défense aérienne, sans franchir son espace aérien. Un incident similaire avec des appareils chinois et russes avait eu lieu en juin.
La Corée du Sud a indiqué mercredi avoir fait décoller la veille des avions de chasse après l’entrée de plusieurs appareils militaires russes dans sa zone de défense aérienne. Le ministère de la Défense sud-coréen a précisé qu’ils n’avaient pas violé l’espace aérien du pays. Un incident similaire impliquant des appareils chinois et russes s’était déjà produit en juin.
«L’armée sud-coréenne a détecté les appareils russes après qu’ils sont entrés dans la zone et a déployé des chasseurs de l’armée de l’air pour parer à toute éventualité», a expliqué le ministère dans un communiqué. Les avions russes sont entrés puis sortis de la zone d’identification de défense aérienne (ZIDA) sud-coréenne au-dessus de la mer du Japon, selon cette source.
Il s’agit d’une zone tampon, différente de l’espace aérien souverain d’un pays, où les appareils étrangers sont tenus de s’identifier pour des raisons de sécurité. Les aéronefs militaires préviennent normalement les pays concernés avant de pénétrer leur ZIDA, même si ce n’est pas une obligation légale.
Des incursions inquiétantes
En juin, plus de dix appareils militaires chinois et russes étaient entrés dans la ZIDA de la Corée du Sud, sans violer son espace aérien, selon Séoul. Pékin avait alors affirmé que les forces chinoises et russes avaient réalisé une «patrouille aérienne stratégique» au-dessus de la mer du Japon, de la mer de Chine orientale, et de l’ouest de l’océan Pacifique.
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Moscou avait assuré de son côté que cette opération s’inscrivait dans le cadre de ses plans ordinaires de coopération militaire et n’était «dirigée à l’encontre d’aucun pays tiers». Séoul avait néanmoins protesté auprès de Moscou et Pékin, en demandant d’éviter que ces faits ne se reproduisent.