Tout a débuté avec la digue du large fermée au public depuis 2001. « Je trouvais ça dingue que les Marseillais puissent être privés de cet accès à la mer », déroule l’architecte paysagiste, Pierre-Louis Leclercq (Leclercq Associés). Il a donc établi des cartes, étudié les techniques, imaginé un projet : « C’est devenu un travail militant, puis j’ai très vite échangé avec le maire, Benoît Payan, en 2024, qui travaillait déjà sur la ville de demain ».
En juin 2025, l’architecte avait répondu à l’appel à contributions lancé par la ville sur ce thème, signant plusieurs croquis dont une avenue du Prado qui prenait des airs de ramblas barcelonaises et une piscine sur le toit du centre Bourse. « Nous travaillons depuis des mois sur la façon de réconcilier Marseille et sa géographie, il fallait rétablir une justice territoriale entre le nord et le sud tout en travaillant sur le défi climatique », insiste Pierre-Louis Leclercq. Fasciné par l’évolution de l’espace public, il le répète, « Marseille est structurée par l’eau, le relief et la nature et elle est capable de se transformer sans se renier. »
Pas de projets XXL, « ni de greenwashing mais une réparation et une réhabilitation » des espaces publics…