Un Belge sur cinq épargne en billets
En Belgique, cette tendance trouve un écho concret dans les habitudes d’épargne. Une étude réalisée par iVOX pour Argenta auprès de 2.000 Belges montre que 20 % des personnes interrogées mettent de l’argent de côté sous forme de billets.
Une pratique qui est particulièrement répandue chez les jeunes adultes. Parmi les moins de 35 ans, ils sont 30 % à épargner en espèces, contre 18 % chez les 35-54 ans et 12 % chez les plus de 55 ans.
Comptes épargne : la barre des 3 % enfin franchie
Ces chiffres peuvent surprendre à une époque où les applications bancaires permettent de suivre son épargne au centime près et où les virements instantanés sont devenus monnaie courante. Ils montrent pourtant que le cash conserve un avantage très simple : il est concret, visible et immédiatement disponible.
Mettre quelques billets de côté peut aussi donner une dimension très tangible à l’épargne. L’argent retiré du compte bancaire et conservé physiquement devient une réserve que l’on voit et que l’on peut utiliser sans dépendre d’une carte, d’une application ou d’une connexion internet.
Pourquoi votre compte épargne vous fait… perdre de l’argent !Plus d’un Belge sur deux paie encore en espèces
Loin d’avoir disparu des commerces, le cash reste également un moyen de paiement courant. 52 % des Belges déclarent encore payer régulièrement en espèces.
La carte bancaire domine toutefois largement les habitudes : 93 % des Belges l’utilisent régulièrement. Les paiements mobiles progressent eux aussi : 27 % des personnes interrogées utilisent régulièrement leur smartphone pour payer, notamment avec Apple Pay, Google Pay ou Payconiq.
Les chèques-repas et les cartes de crédit conservent également leur place, avec respectivement 27 % et 24 % d’utilisateurs réguliers.
Le paysage belge du paiement n’est donc pas celui du remplacement pur et simple du cash par le numérique. Il ressemble davantage à une cohabitation entre plusieurs moyens de paiement, chacun répondant à des besoins différents.
La Belgique est l’un des pays d’Europe où le paiement en cash est le moins acceptéLes distributeurs restent loin d’être désertés
Un autre chiffre illustre cette persistance : 54 % des Belges retirent de l’argent liquide au moins une fois par mois. À l’inverse, seuls 7 % déclarent ne jamais retirer de cash.
Autrement dit, même les consommateurs qui utilisent massivement leur carte ou leur smartphone continuent, pour beaucoup, à avoir recours aux billets.
Cette présence du cash peut s’expliquer par des raisons très pratiques. Certains commerces ou services acceptent encore plus facilement les espèces que les paiements numériques. Le cash peut aussi être utile pour les petites dépenses, pour mieux contrôler un budget ou simplement pour disposer d’un moyen de paiement alternatif.
Une réserve en cas de coup dur
Cette question prend une dimension supplémentaire lorsque l’on s’intéresse à la préparation des ménages face aux imprévus. Selon l’étude Argenta-iVOX, 64 % des Belges estiment aujourd’hui être financièrement prêts à faire face à une dépense inattendue, contre 60 % en 2022.
L’épargne constitue évidemment le principal outil pour absorber un coup dur. Mais le contexte actuel donne au cash une fonction supplémentaire : celle d’une réserve immédiatement accessible lorsque les systèmes habituels sont indisponibles.