Ce serait un manque de respect pour l’adversaire et notre travail de ne pas être motivé ou de ne pas aller à la limite. On ne gagne pas un match à la mi-temps. C’est la mi-temps du match.

À Neerpede, « l’usine » tourne à plein régime : il y a au moins un joueur formé à Anderlecht dans tous les clubs de Pro League (sauf un)

Le résultat de l’aller vous donne-t-il l’occasion de donner leur chance à de nouveaux joueurs ?

Demain on sera là pour se battre. Je ne suis pas du genre à donner des minutes parce qu’un joueur est beau ou gentil. Je pose mes choix en fonction de la stratégie, de comment on peut leur faire mal. Souvent, ceux qui viennent du banc sont plus importants que ceux qui commencent. Et ils l’ont déjà prouvé cette saison.

Avez-vous votre effectif au complet ?

On a un petit souci avec Ndiaye qu’on doit encore examiner. Et Bentayeb n’est pas alignable. Il s’entraîne individuellement. Il n’a pas encore son permis de travail.

Comment avez-vous vécu le départ de Nathan Saliba à Villarreal ?

Je me bats aussi pour que mes joueurs obtiennent quelque chose qui est mieux selon eux. Je ne m’oppose pas à un départ si le joueur considère qu’il sera plus heureux ailleurs. Mais n’oublions pas qu’on a perdu deux Nathan (NdlR : Saliba et De Cat) dans le milieu.

Nathan Saliba est le premier transfert sortant de l’ère Olivier Renard… et certainement l’un des seuls qui va rapporter un beau pactole à Anderlecht

Ce qui veut dire que vous voulez un remplaçant…

Ce n’est pas un secret même si je peux vous dire que les nouveaux devront se battre face à trois monstres (NdlR : Kana, Llansana et Kalonji) pour avoir leur place dans l’équipe. Le fait est que pour le moment, on n’a que trois milieux de terrain. Quatre avec Hatenboer qui n’est pas sélectionné demain.

Sentiez-vous que Nathan Saliba n’avait plus la tête à Anderlecht ?

Il a toujours été pro. Mais quand ça bouge autour de toi… les joueurs sont humains. Je comprends certaines attitudes (NdlR : il l’avait écarté pour avoir utilisé son téléphone lors d’une réunion d’équipe). Le mercato c’est dur pour un coach mais aussi pour les joueurs.