Après un an au poste de Premier ministre, Bart De Wever dévoile ses deux plus belles réussitesCommanderie cadenassée
Bilzen-Hoeselt s’apprête donc à vivre son moment de gloire européenne. L’histoire se répète-t-elle ? En effet, la commanderie sera, l’espace d’un jour, hermétiquement fermée, comme du temps de l’Ordre Teutonique.
Ce moment de gloire se prépare assidûment. Le coup d’envoi des préparatifs a été donné lundi. ce jour-là, la commune limbourgeoise a été placée sous haute surveillance. Mardi, les préparatifs battaient leur plein. Rien n’est laissé au hasard.
Le village a été quadrillée par les forces de l’ordre. Ainsi, des barrières nadar empêchaient les automobilistes de franchir la zone sécurisée autour du domaine. Un grand chapiteau blanc borde le vaste parking où les chauffeurs attitrés des personnalités iront garer leur voiture.
Pour des raisons de sécurité, l’école primaire « Het Klein Kasteeltje » fermera ses portes, jeudi. Les enfants iront suivre les cours dans une école d’un village voisin. Quant au bus de De Lijn, leur itinéraire change également.
Un an d’Arizona. Mais quel projet pour la Belgique ?
« Dans ce périmètre hyper sécurisé, c’est la valse des combis police et des motards autour du château », raconte une source locale. Depuis lundi, des drones de la police surveillent le moindre mouvement dans le périmètre. La caserne des pompiers fait office de centre de commandement. Deux douzaines d’agents communaux sont sur le pont. Ce qui est peu de chose à côté des… 600 fonctionnaires européens (chargés de la sécurité, la logistique…) dépêchés sur place ce jeudi.
Ce jeudi, la commanderie sera fermée au public de 6 heures du matin jusqu’à minuit. De plus, pour accéder à leur maison, les habitants du village devront exhiber leur carte d’identité. Sans exception.
Les cafetiers ne brasseront que du vent
« L’été dernier, j’ai été contacté par l’UE », affirme Bruno Steegen, le bourgmestre de Bilzen-Hoeselt (Team Burgemeester), qui reçoit, ce mercredi à l’hôtel de ville, le président du Conseil européen le Portugais Antonio Costa. « Si l’idée vient de notre Premier ministre, c’est l’UE qui nous a demandé s’il était possible d’organiser une séance de réflexion pour les dirigeants européens. Nous avons accepté. C’est un grand honneur pour notre ville », reconnaît le bourgmestre.
La presse locale a demandé à des habitants de donner leur avis sur ce sommet européen à la sauce limbourgeoise. Yves Van den Broeck exploite deux restaurants à Alden Biesen. Le premier se trouve à l’intérieur de la commanderie. Il a été contraint de fermer son établissement pendant toute la semaine. « J’estime qu’une contrepartie financière aurait été la bienvenue », regrette-t-il.
Selon Bart De Wever, l’État-providence est au bord de l’asphyxie : « Il faut le réinventer »
Son voisin Gerard qui exploite la friterie « t Biesefrietje » et Linda, la patronne de la brasserie ‘t Lindje, relativisent ce qu’ils appellent « des ennuis passagers »: « les touristes reviendront vite ».