Un cycliste « lui a craché dessus en le traitant de sale Wallon »
Ce tronçon, vers Aubel, est en légère descente. Les vitesses peuvent vite s’envoler, surtout sur un vélo de route. Mais le sentiment de vitesse est parfois surévalué par les piétons. Pour rappel, la vitesse maximale autorisée sur le RAVeL est de 30 km/h. « Mon papa s’est retourné et a été surpris par les vélos. Son bras a été accroché. Le groupe s’est arrêté, et alors que mon papa allait vers eux, il s’est pris un coup de poing dans la figure. Il est tombé par terre et trois autres cyclistes ont commencé à lui donner de violents coups de pied dans le ventre. Le quatrième lui a craché dessus en le traitant de sale Wallon. Ma maman est restée figée par la peur. Elle n’a même pas su crier, mais il n’y avait personne d’autre. »

Le RAVeL est un lieu où doivent cohabiter divers utilisateurs, dont les piétons et les cyclistes. Photo prétexte. ©EdA Philippe Labeye
Leur fille parle bien entendu de violence gratuite. Selon elle, ses parents n’ont pas eu le temps de dire un mot. « Mon papa était fâché, mais il n’a rien su leur dire. Il s’est directement retrouvé par terre, et il a été roué de coups. C’était gratuit et violent. Ils parlaient néerlandais, mais je ne sais pas dire s’ils venaient de Flandre ou des Pays-Bas. Après, l’insulte de sale wallon… »
Le couple a néanmoins pu regagner son domicile. Il s’est rendu au poste de police d’Aubel, puis à celui de Plombières. « On a dû déposer une plainte par Internet. Mes parents ont rencontré un agent de police ce mardi pour rédiger un PV. Il n’y a pas vraiment de caméra à cet endroit. » Ce que confirme la Commune de Thimister.
Plus de 1200 partages en quelques heures sur Facebook
Ce mardi soir, la dame décide de raconter les faits sur Facebook, dans l’espoir de retrouver les cyclistes. « Il y a eu plus de 1200 partages mais peu de vrais témoignages. Certains disent les avoir vus à Herve. On va recontacter la police. Mes parents étaient d’accord pour avoir un article dans le journal, pour peu qu’on ne donne pas leur nom car ils ne veulent pas avoir des soucis. »

Le RAVeL est un lieu où doivent cohabiter divers utilisateurs, dont les piétons et les cyclistes. Photo prétexte. ©EdA Philippe Labeye
Cette publication a notamment été vue par Alice Jacquinet, bourgmestre de Thimister-Clermont. « Mais je n’ai pas d’autres infos, nous indique-t-elle. Il n’y a pas particulièrement de violence sur la Ligne 38, ou cela ne nous revient pas. Quant à la vitesse, nous y avons déjà posé un radar préventif. Et nous y avons mené des campagnes pour la convivialité. »
Une signalétique spécifique est bien présente sur le RAVeL, mais est-ce assez ? « Mes parents voulaient quand même témoigner car il y a énormément de cyclistes qui font la course sur la Ligne 38, reprend la Thimistérienne. Cela devient dangereux, or c’est un lieu de promenade. Mes parents constatent aussi des soucis au carrefour de Froidthier. La suite ? Si on l’a mis sur Facebook, c’est pour les retrouver. Mais on a peu d’espoir. On voudrait surtout qu’il soit rappelé que ce n’est pas une autoroute mais un lieu de promenade. Et dire qu’il y a, même là, de la violence physique. C’est à vomir. »