Le détail des produits concernés n’a pas encore été précisé. Mais selon le média américain, plusieurs secteurs pourraient toutefois être particulièrement ciblés, notamment l’industrie, l’automobile, les panneaux solaires, le ciment et l’acier.
L’invocation d’un article bien précis
Pour rappel, les droits de douane imposés par Donald Trump avaient pourtant été annulés par la Cour suprême américaine en février dernier. L’administration américaine avait toutefois trouvé un autre moyen de mettre en place de nouvelles taxes, en s’appuyant sur l’article 301 du Trade Act de 1974. Celui-ci permet notamment au gouvernement américain d’imposer des droits de douane lorsqu’un pays « omet d’imposer et de faire respecter efficacement l’interdiction d’importer des biens produits par le travail forcé ». Le texte autorise également le président américain à prendre des mesures commerciales contre les pays qui discriminent les entreprises ou le commerce américains.
Trump continue son offensive contre Pékin
Dans la foulée de la décision de la Cour suprême, l’administration Trump avait annoncé le lancement d’enquêtes officielles portant notamment sur les surcapacités industrielles et les réglementations relatives au travail forcé, notamment en Chine.
La guerre des droits de douane
Cet été, de nombreux dossiers controversés étaient déjà sur la table. Fin juillet, le gouvernement américain avait notamment ajouté les robots humanoïdes et quadrupèdes à sa liste de produits interdits d’importation aux États-Unis.
Pékin avait alors rapidement riposté en inscrivant plusieurs entreprises américaines sur liste noire et en renforçant ses contrôles douaniers, notamment sur les drones. Une décision qui n’avait pas plu à Donald Trump, qui avait imposé des droits de douane de 15 % sur un composant clé, le silicium polycristallin, utilisé dans la fabrication des semi-conducteurs et des panneaux solaires.
D’autre part, ces discussions interviennent dans un contexte géopolitique particulièrement tendu autour du Moyen-Orient. Ce lundi, le département du Trésor a en effet lancé « la plus grande offensive financière jamais mise en œuvre » contre Téhéran et ses partenaires économiques. Et la Chine est le principal partenaire commercial de l’Iran…