« Vous allez voir, Tayc apporte quelque chose de dingue dans le programme ». Cet enthousiasme s’entend dans les coulisses d’un de ces plateaux télé installés à la Plaine Saint-Denis, à deux pas du Stade de France tout près de Paris. Et aux studios Lendit, en ce jour de décembre glacial sur la capitale, TF1 a installé ses fauteuils rouges de The Voice.
Le Marseillais Tayc s’installe dans le fauteuil de The Voice. Le chanteur a rencontré 5 lecteurs de La Provence entre deux enregistrements des auditions à l’aveugle dans un studio près de Paris. Photo TF1 / ITV / LouDaum
Pour le 15e anniversaire du télécrochet, un petit nouveau endosse le rôle de coach : Tayc. Le Marseillais a reçu dans sa loge, après plusieurs heures de tournage, 5 lecteurs de La Provence pour un échange intime, drôle, émouvant mais surtout sincère. Tout ce qui représente le chanteur de 29 ans qui dévoilera son deuxième album le 15 mai prochain. Morceaux choisis.
Ce qu’il veut apporter dans The Voice
« Je suis quelqu’un d’assez énergique. Cette énergie m’a même parfois joué des tours étant plus jeune mais dieu merci ça m’a permis d’être là où je suis aujourd’hui. Je suis quelqu’un aussi d’exigeant, car je le suis avec moi et j’apporte je pense aussi ce côté cash, très français. Quitte à ce que ça titille un peu mais je pense que c’est bien aussi pour ce programme.
Bien évidemment, je veux mettre de la déconnade aussi ! Je me permets des choses, je provoque mes camarades et notamment Amel Bent ! Je n’ai pas trop de limites dans la vie je m’en mets un peu quand même ici (rires). J’essaie d’être moi-même. »
« Une responsabilité qui fait peur »
Pendant près de 45 minutes, après plus de 6 heures d’enregistrement, Tayc a partagé un moment en toute simplicité avec les lecteurs. Photo TF1 / ITV / LouDaum
« J’ai toujours été plus mature que mon âge : quand j’avais 15 ans je trainais avec des mecs de 20. La musique accélère aussi ce processus. On a fait de belles choses certes, mais je ne suis qu’à mon deuxième album. C’est une responsabilité énorme d’être ici. On peut sauver, en quelque sorte, la vie d’une personne.
Je suis là pour être comme je suis et faire une émission de télé mais cette responsabilité-là me fait peur. Un simple’oui’peut être un soulagement. Ou le contraire : j’ai encore cette image de ce talent sur qui on ne se retourne pas et qui regarde sa maman en disant : « Désolé ». Ça m’a tué ! »
Pourquoi a-t-il fait une pause dans sa carrière
« J’ai eu un deuxième enfant. Le premier scénario que j’ai écrit avec mon premier fils, je n’ai pas envie qu’il se répète. Mon premier enfant, je ne l’ai pas vraiment vu grandir car c’était à la période d’Héritage. Je le sens chez mon premier qu’il y a un manque de quelque chose. »
Puis la musique commençait aussi à ne plus trop me faire d’effet. Je l’ai déjà dit mais, je n’aime pas forcer les choses. J’allais en concert, en showcase, j’étais aigri. J’avais hâte que ça se termine. Ce n’était pas moi. Moi je vis à fond je suis le genre de mec, on me demande un selfie alors que je suis en haut d’un immeuble je descends pour prendre le selfie pour donner du respect à la personne.
À l’aise, le Marseillais a échangé avec nos lecteurs à cœur ouvert comme s’ils discutaient avec ses amis. Photo TF1 / ITV / LouDaum
Là tout me soûlait. Je me suis dit ’prends du recul et reviens quand ça t’aura manqué’. J’ai commencé à me faire peur, je n’étais plus moi. »
Une persévérance exemplaire
« Je n’ai jamais douté. Au contraire, je me la racontais même. J’avais une page Instagram je pensais que j’étais déjà un artiste (rires). Les gens avec de l’assurance ça effraie un peu, j’ai un talent comme ça, vous verrez. J’étais tellement sûr que ça allait marcher pour moi. Pourquoi ? Parce que je me suis donné aucun plan B.
Quand tout mon lycée me disait ’arrête avec tes chansons de lovers’. Moi à l’époque en 2012, où on écoutait que du rap dur, je venais avec mes sons ’love’ on me rigolait au nez… J’ai bossé à Mcdo, à Foot Locker, j’ai été barman… je me souviens que je me suis souvent fait virer car j’étais détaché. Le peu de fois où on me faisait la remarque, je me disais : ‘Mais je ne veux pas rester dans ça, moi je veux faire de la musique' ».
En images
Nos lecteurs ont répondu à un appel à candidature. Après avoir assisté au tournage de l’émission, d’avoir visité les coulisses, ils ont pu échanger avec l’artiste et poser avec lui.
Maëlys, originaire de Marseille avec Tayc. Photo TF1 / ITV / LouDaum
Louane, originaire d’Aubagne, est une fan de la première heure du chanteur. Photo TF1 / ITV / LouDaum
Laëtitia a accompagné sa fille, Lisa, 15 ans, pour cette rencontre. Photo TF1 / ITV / LouDaum
Arthur (27 ans), vit aujourd’hui du côté d’Ajaccio. Une belle rencontre pour cet amoureux de musique. Photo TF1 / ITV / LouDaum