Au Rikshospitalet d’Oslo, les membres de la famille royale norvégienne se suivent mais ne se ressemblent pas. En juin, la princesse Mette-Marit a passé près d’un mois en soin intensif, après avoir reçu une double transplantation pulmonaire. L’épouse du prince Haakon souffrait alors d’une fibrose pulmonaire et n’avait plus qu’un an à vivre en l’absence d’un donneur compatible.
C’est à présent le beau-père de la quinquagénaire, Harald V, qui est hospitalisé au sein de l’établissement. À 89 ans, le souverain est traité pour une rétention d’eau anormale, survenue après un traitement à la cortisone contre une anémie hémolytique. Son état de santé est au centre de toutes les inquiétudes. Son fils, Haakon joue actuellement les régents pour royaume, tandis que son épouse, Sonja, a préféré annuler ses engagements afin de rester à son chevet.
Enfin, le gendre du souverain a révélé ce 26 août avoir reçu une greffe de rein au sein du Rikshospitalet. À 51 ans, Durek Verrett, chaman de son état, souffrait d’une maladie rénale nécessitant des dialyses régulières. Féru de médecine alternative, le mari de la princesse Märtha Louise avait expliqué que son état était trop grave pour que ses « pouvoirs » suffisent à le soigner. Après de longues années à chercher un donneur compatible, l’Américain a enfin pu recevoir son organe.
« Nous sommes immensément reconnaissants »
Dans un communiqué transmis ce mercredi au média norvégien VG, la princesse et le chaman affirment être « incroyablement soulagés » que l’opération se soit bien déroulée. « Avant toute chose, nous sommes immensément reconnaissants envers la personne qui a accepté de faire don d’un rein. Il est difficile d’exprimer ce que représente un tel geste. Ce nouveau rein offre à Durek une seconde chance, et nous n’oublierons jamais cette grâce », écrit le couple, avant que le chaman n’adresse ses remerciements aux soignants.
« J’ai reçu des soins dans de nombreux endroits du monde, mais je n’ai jamais ressenti une telle chaleur humaine, une telle attention et une telle humanité. La façon dont les médecins et les infirmières ont pris soin de moi, en tant que patient et en tant que personne, m’a profondément touché. Ils ont été mes ‘petits anges’ durant cette période très éprouvante ». Le couple espère à présent que son histoire permettra de continuer à faire la promotion du don d’organes en Norvège : « nous savons combien l’attente est éprouvante et combien d’espoir repose sur un simple coup de téléphone ». La médiatisation du cas de Mette-Marit avait permis de faire exploser le nombre de donneurs potentiels en Norvège où à peine 2,15 % de la population a fait la démarche de s’inscrire pour donner ses organes.