Non, l’AVC et la crise cardiaque ne sont pas réservés aux personnes âgées : selon cette étude, les jeunes adultes pourraient aussi être concernés.
Les facteurs de risque cardiovasculaires, on commence à bien les connaître : les maladies du cœur et des vaisseaux sanguins sont plus fréquentes chez les personnes qui fument, qui boivent trop d’alcool, qui ne bougent pas suffisamment, qui souffrent d’obésité ou de surpoids, qui présentent une hypertension artérielle, qui ont trop de « mauvais » cholestérol dans le sang, dont l’alimentation est déséquilibrée, qui souffrent de diabète et/ou qui présentent une insuffisance rénale chronique. Et bien sûr, ces facteurs de risque sont cumulables !
Des volontaires âgés de 23 ans en moyenne… avec un risque cardiovasculaire déjà présent
En se basant sur cette liste de critères (établie en 2023 par la American Heart Association), des chercheurs américains ont voulu estimer quel était le risque cardiovasculaire des jeunes adultes. Leurs résultats, publiés mi-août 2026 dans la revue spécialisée Circulation: Population Health and Outcomes, sont assez inquiétants.
Les scientifiques ont travaillé avec un groupe de 1283 participants âgés de 23 ans en moyenne (dont 54 % de femmes). Parmi eux, seulement 21 % des participants ne présentaient aucun facteur de risque cardiovasculaire. Cependant, 40 % des volontaires souffraient de surpoids ou d’obésité ; 36 % présentaient des facteurs de risque métaboliques (du diabète, par exemple), et 3 % avaient une insuffisance rénale chronique.
Quand une maladie chronique est pré-existante, une surveillance cardiovasculaire s’impose
En résumé : 8 participants sur 10 présentaient au moins un facteur de risque cardiovasculaire « significatif », donc avaient un risque plus élevé que la moyenne de subir un accident vasculaire cérébral (AVC), une crise cardiaque (infarctus du myocarde) ou encore une embolie pulmonaire.
« Il est urgent de mettre en place une surveillance des facteurs de risque cardiovasculaires chez les populations les plus jeunes, en particulier lorsque des pathologies chroniques sont pré-existantes (hypertension artérielle, diabète ou obésité) » recommandent les chercheurs américains.
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