Dans la foulée de l’alerte de la police, l’autorité népalaise en charge de la gestion des situations d’urgence a confirmé vendredi que le débit du fleuve qui avait débordé mercredi avait « légèrement augmenté ».
« Nous avons été informés que le flot d’eau boueuse a légèrement grossi dans le secteur où s’est produit l’importante crue du fleuve Bhote Koshi et qu’il existe un risque de nouvelles inondations », a détaillé une porte-parole de l’autorité, Shanti Mahat, dans une déclaration.
Secours et population sont « instamment priés de rester sur leurs gardes et de gagner immédiatement un endroit sûr s’il existe le moindre risque », a-t-elle poursuivi.
Plusieurs milliers de secouristes sont mobilisés dans le secteur pour venir en aide aux sinistrés et retrouver les centaines de personnes, dont trois Belges et de nombreux touristes étrangers, encore disparues deux jours après la catastrophe.
BILAN
La crue dévastatrice survenue mercredi dans le nord du Népal, à la frontière avec la Chine, a causé la mort de 547 personnes, a annoncé vendredi sur X la police népalaise.
L’autorité népalaise chargée de la gestion des situations d’urgence avait peu avant indiqué que les secours avaient retrouvé 538 corps depuis la catastrophe.
Les autorités chinoises ont pour leur part fait état de cinq morts sur leur territoire du Tibet, portant désormais le bilan provisoire total du désastre à au moins 552 morts et plus de 1.400 disparus.
Sept corps de victimes présumées de la crue népalaise ont par ailleurs été récupérés plusieurs dizaines de kilomètres en aval dans l’État indien frontalier de l’Uttar Pradesh, a-t-on appris auprès des autorités locales, qui tentent d’établir leurs identités.