Les polémiques – notamment sur l’absence de sortie physique, enterrement regrettable du bon vieux disque à prêter ou revendre – et les pseudo-leaks n’y auront rien changé, l’aura de GTA VI reste immense, à un niveau global.
Ce qu’on voit dans ces images, c’est, d’abord, un monde qui respire. La lumière qui change sur les eaux de Vice City, les passants qui vivent leur vie sans se soucier du duo à jouer, Lucia et Jason, les foules, la météo, les interactions : chaque détail semble avoir été poussé jusqu’à l’obsession.

La map de GTA VI promet une étendue et un photoréalisme encore jamais atteints. ©ROCKSTAR
La mise en scène, elle, lorgne ouvertement vers le cinéma d’action à gros budget. Ceux qui suivent de très loin l’industrie du jeu vidéo ne pourront qu’être bluffés par le niveau de photo réalisme atteint sur un sandbox aussi étendu.

Les fusillades en pleine-course poursuite, grande classique de chaque GTA, seront bien sûr de la partie. ©ROCKSTAR
Sur le fond, pourtant, Rockstar ne révolutionne rien. On roule, on tire, on braque, on poursuit, on explore. Les mécaniques dévoilées restent familières. Il y a des étoiles de niveau de recherche par la police dans le coin supérieur, uen roue des armes au bas de l’écran, des conduites avec dialogues simultanés, des fusillades où ça pétarade de partout, une satire des dérives de la société américaine (la séquence avec l’influenceur en live dans le coffre, les pubs affichées sur le téléviseur). Les codes de GTA sont demandés, eh bien les voilà. Pour la prise de risques on repassera, mais pourquoi modifier une formule qui a déjà rapporté des milliards ?
GTA VI ne réinvente pas la roue : il veut juste produire la version ultime de la roue.

L’une des séquences de gameplay de GTA VI dévoilée par le reveal. ©ROCKSTARPas de disque physique et un prix revu à la hausse
Le budget du jeu n’a jamais été officiellement communiqué par Take-Two, mais les estimations les plus sérieuses évoquent plus d’un milliard de dollars. C’est davantage que les budgets réquisitionnés pour Avatar 1, 2 et 3 réunis. Une démesure à la hauteur des ambitions affichées.

Le travail sur les lumières, l’ambiance et l’immersion, semble avoir été poussé au maximum par Rockstar. ©ROCKSTAR
Le pari n’a pourtant rien de fou. GTA V, sorti en 2013, s’est écoulé à plus de 200 millions d’exemplaires et continue de générer des revenus colossaux treize ans après sa sortie. Il avait même franchi le milliard de dollars de recettes en trois jours, un record historique pour un produit de divertissement. Un record que seul GTA… VI semble en mesure de pouvoir battre.
GTA VI : la tornade des précommandes est lancée, elle a déjà fait une victime qu’on regrettera…
Tout cela malgré un prix d’acquisition en hausse, bien que le jeu ne sorte pas en version physique. La version classique s’affiche au prix de 79,99 € (GTA V, il y a treize ans, ne réclamait que 59,99 €). Elle inclut le jeu de base, un bonus de précommande (le pack cosmétique Vintage Vice City) ainsi qu’un mois d’abonnement au service en ligne GTA +. La version ultime, qui réclame 99,99 €, rajoute à ce pack des bonus numériques, essentiellement des véhicules et armes inédites. Les précommandes sont ouvertes depuis juin, tandis que le jeu sortira le 19 novembre 2026, où un ralentissement de l’économie mondiale est attendu tant l’impact de cette sortie est grand.
À voir la déflagration provoquée hier par une simple bande-annonce, certes XXL, Rockstar sait déjà qu’il tient, une fois de plus, le jackpot entre ses mains.