« Si quelqu’un n’avait pas déplacé le corps, nous serions toujours dans l’inconnu le plus total », décrit Peggy Poletto. Si elle admet qu’un « travail d’enquête colossal » a été effectué, un autre élément lui a mis la puce à l’oreille : la présence d’importants stigmates sur le côté droit du visage de l’enfant. « Un traumatisme facial violent » comme le décrit la journaliste, en évoquant la participation volontaire d’une personne… ou d’un animal. Comme les enquêteurs l’ont décrit, ce traumatisme n’aurait rien à voir avec une chute ou un choc avec un véhicule.
En vacances chez ses grands-parents au moment du drame, le petit Emile aurait peut-être reçu un coup de sabot au visage. Le grand-père était justement en train de construire un enclos pour chevaux, et un van servant à transporter un cheval avait été saisi. « Et peut-être, ensuite, la panique de quelqu’un qui ne sait que faire », évoque la journaliste. La piste avait été évoquée mais peu explorée par les enquêteurs.
« Il avait le profil parfait » : la garde à vue du grand-père du petit Emile évoquée par son avocate
Un élément parmi tant d’autres, où depuis trois ans, l’enquête semble piétiner. Récemment, des courriers anonymes envoyés aux familles sont à l’étude car ils contiendraient des indices aussi précis que troublants. Une centaine d’analyses ADN sont actuellement réalisées pour tenter de retrouver l’auteur de ces lettres.