Ce n’est pas forcément la plus représentée durant ces trois jours de festival, mais la génération Y (personnes nées entre 1981 et 1996) a donné de la voix lors du concert de Rohff ce vendredi soir.

Les millenials, comme on les appelle, ont bien révisé leurs classiques grâce au rappeur, bien en forme sur la grande scène du GoCo. Au jeu du blind test, les fans de l’artiste de 48 ans étaient très forts.

Des tubes à l’ancienne

Il faut dire que Rohff n’a enchaîné que des tubes pour célébrer les 20 ans de la sortie de son album La Fierté des nôtres (en réalité 22 ans, l’opus date de 2004).

La grande team Rohff – le rappeur, ses backeurs, dont TLF, son frère, et ses nombreux danseurs, vêtus de noir et le visage partiellement caché – a investi chaque mètre carré de l’immense scène du festival. La Puissance , Le Son qui tue , Walking Dead, J’accélère ou encore   Qui est l’exemple ont résonné dans la combe à la Serpent. Le tout saupoudré de samples de poids lourds américains, comme Dr  Dre ou 50 Cent. À l’ancienne. De quoi réjouir le public, garni de plusieurs générations. Parmi elles, des trentenaires qui scandaient par cœur les paroles de Rohff, aux côtés de leurs enfants.

Un voyage dans le temps

Après avoir embarqué le GoCo dans un joli voyage dans le temps, le rappeur a terminé son concert au présent, avec un nouveau titre, qui sortira ce dimanche. Sous les acclamations d’un public qui ne chantait plus. Une partie, les plus jeunes, avait déjà filé vers la scène Zéro Gravity pour applaudir Ino Casablanca, l’un des rookies les plus en vue du rap français, qui se produisait juste après son aîné. Visiblement, c’est la génération Z qui a le dernier mot au GoCo.