
Par Amaury Detroz
Publié le 28 août à 19h54
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Après les premières actions menées dans plusieurs écoles liégeoises, la mobilisation des enseignants s’annonce plus large. Assemblées générales, journées d’action et manifestation se profilent déjà, comme le rapporte Frédéric Delfosse.
La contestation dans l’enseignement francophone ne devrait pas retomber. Après les premières perturbations observées cette semaine, notamment à Liège où une dizaine d’établissements ont été touchés par la grève, le mouvement pourrait se durcir dans les prochains jours et gagner d’autres régions.
Plusieurs écoles ont déjà annoncé de nouvelles actions pour la semaine prochaine, en particulier à Soumagne et à Herstal. Des réunions et assemblées générales ont aussi été organisées, ou doivent encore se tenir, dans des établissements de tous les réseaux afin de mesurer la mobilisation et de préparer la suite, y compris au-delà de la province de Liège.
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Sur le terrain, les inquiétudes exprimées par les enseignants dépassent le seul cadre organisationnel. Des témoignages évoquent des frais de scolarité jugés insuffisants pour couvrir certaines fournitures, des repas manquants pour des enfants du primaire, mais aussi des professeurs confrontés à une diminution d’heures ou à l’absence d’emploi stable.
Beaucoup disent se sentir partagés entre la volonté de maintenir le lien avec les élèves et celle de continuer à dénoncer les mesures décidées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Avec la rentrée, les conséquences redoutées prennent une dimension plus concrète dans les écoles, alimentant la colère d’une partie du personnel enseignant.
Le secrétaire général de la CSC Enseignement, Roland Lahaye, résume ce malaise : « Aujourd’hui, les enseignants, avec la rentrée, prennent pleinement conscience des mesures qui ont été prises. Et il y a de la casse sociale. Il y a de la casse au niveau des élèves. » Il ajoute : « L’élève doit rester au centre de nos préoccupations et c’est ce qui rend les enseignants tellement en colère d’ailleurs. »
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Le responsable syndical avertit aussi que le mouvement pourrait s’inscrire dans la durée. « En tous les cas, j’ai un message clair à envoyer aux enseignants. C’est que le combat va être long parce que le gouvernement ici est résigné. Le gouvernement semble ne pas entendre la colère de la rue. Ce n’est pas comme ça qu’on fait de la politique sereine. » Et conclut : « Je crains donc qu’il faille durer dans le temps. »
Une réunion est programmée mardi prochain avec la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny. Si cette rencontre n’apporte pas de réponse jugée suffisante, l’intersyndicale pourrait décider de nouvelles actions. Une grande manifestation est déjà annoncée le 10 septembre dans les rues de Liège.
