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Nadia Roesslinger lance le Schoon à côté du foirail à Villefranche-de-Rouergue. Un tiers-lieu créé pour favoriser le lien social. L’ouverture prévue le 1er octobre permettra de venir pratiquer des ateliers en tout genre, boire un verre ou se restaurer. Des soirées thématiques sont également prévues. Une guinguette verra le jour pour l’été prochain. 

Et si un simple café avait le pouvoir de briser la solitude ? Le 1er octobre, Nadia Roesslinger ouvrira les portes du Schoon à Villefranche-de-Rouergue, un café hybride totalement inédit pensé comme une véritable oasis de rencontre, de partage et de chaleur humaine.

Située au chemin de la Borie des Pères, en périphérie de la bastide et à deux pas du foirail, la bâtisse offre un cadre idyllique. Cet espace chaleureux et modulable de 150 mètres carrés réinvente le concept de tiers-lieu rural en associant restauration artisanale, lien social et ateliers créatifs. Conçu pour lutter activement contre l’isolement social et favoriser les échanges spontanés. 

Se lancer à son compte

Originaire d’Alsace, Nadia Roesslinger a exercé pendant dix-huit ans au sein de la Sécurité sociale avant d’avoir un déclic majeur au moment de la crise sanitaire du Covid. Désireuse d’orienter sa carrière vers l’aide directe et le bien-être, elle choisit alors de quitter le salariat pour se consacrer pleinement à l’humain : « J’ai quitté dix-huit ans de salariat pour me mettre à mon compte où j’ai accompagné essentiellement les femmes dans tout ce qui était reconstruction après un traumatisme, essentiellement le viol. »

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Après son installation en Aveyron avec sa famille, elle occupe un poste de médiatrice en santé à La Fouillade, une expérience particulièrement révélatrice : « Le rôle de la médiatrice en santé, c’était de détecter les personnes isolées pour pouvoir les remettre dans le circuit du système de santé, et pas que. » Face au constat poignant de la solitude en milieu rural, l’idée de créer un commerce d’un genre nouveau est devenue pour elle une évidence.

Un tiers-lieu fait pour les rencontres

Le Schoon se définit avant tout comme un lieu vivant, polyvalent et accessible à toutes les générations. Côté papilles, l’établissement proposera une restauration légère, entièrement faite maison et préparée avec attention à partir de produits frais de saison. La carte évoluera au fil des mois, proposant des soupes réconfortantes, des quiches et des tartines chaudes en automne et en hiver, puis des poke bowls colorés et des salades composées au printemps et en été.

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Un clin d’œil gourmand aux origines de la créatrice viendra enrichir l’offre avec des spécialités alsaciennes emblématiques telles que la tarte au fromage blanc, la tarte aux pommes ou encore la véritable tarte flambée préparée dans un four à bois. Munie d’une licence 3, l’enseigne permettra également de partager un verre autour d’une sélection de vins, de bières locales et de rafraîchissements comme du kombucha ou de la gingembrette.

Pensé dans ses moindres détails pour encourager les interactions, l’agencement intérieur intègre une grande table centrale symbolique : « Si je m’installe ici, c’est que je suis ouvert à la discussion, c’est un concept répandu en Allemagne que je trouve particulièrement pertinent », abonde l’entrepreneuse. Cette disposition conviviale permet d’accueillir chaleureusement chaque visiteur pour lui offrir un espace de réconfort unique. « L’idée c’est que quand tu franchis la porte du Schoon, tu puisses te dire : ben je serai jamais seul, je peux rencontrer des gens », souligne avec enthousiasme la fondatrice.

Des ateliers rythmeront la semaine

Une salle dédiée abritera quotidiennement des ateliers animés par des intervenants extérieurs, incluant la couture, la poterie, l’aquarelle, la sculpture, le yoga et le tai-chi entre autres. « C’est complémentaire, après l’atelier on pourra poursuivre le moment autour d’un verre. »

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Des afterworks thématiques rythmeront enfin les soirées du mardi au samedi. Des premières idées ont fusé : pour les nouveaux arrivants, un rendez-vous 100 % féminin par exemple. « Quand on arrive dans la région, créer du lien n’est pas toujours simple, que l’on soit jeune actif, parent d’un enfant en bas âge ou retraité », souffle Nadia, débordante d’idées pour dynamiser le lieu. Dès le mois de mai, l’aménagement d’une guinguette extérieure et d’un espace pour enfants viendra parachever cette aventure humaine.