Les idées sont claires : j’ai envie d’aider l’équipe, je sais ce que l’entraîneur attend de moi, je sais que je dois avoir plus de rendement, d’impact dans le jeu. Je me sens très bien, prêt physiquement, au top.

Que s’est-il passé la saison passée ? Vous avez été écarté puis êtes revenu dans le groupe. Mais vous êtes toujours à Louvain…

Malheureusement, je ne pourrai pas vous raconter ce qu’il s’est passé, ce sont des choses extra-sportives, au sujet d’un transfert. On n’a pas su vraiment trouver un terrain d’entente, et il s’est passé ce qu’il s’est passé. Je peux le comprendre ; j’ai tourné la page, j’ai pu me reconcentrer sur moi-même et me préparer car je veux faire une grande saison.

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L’idée est donc de repartir d’une page vierge ?

Je ne sais pas ce que la direction envisage pour moi, je suis sous contrat (jusqu’en juin 2028) et je veux aider le club. J’ai des devoirs, je dois être performant au maximum. J’ai saisi les opportunités en préparation et j’ai pu débuter les deux premiers matchs. Si le coach a apprécié, tant mieux, je dois continuer. Ma tête est pleinement ici et je ferai tout pour que cela puisse continuer le plus longtemps possible.

guillement

« Tu te demandes ce que tu as mal fait, ce qu’il faut mieux faire »

On avait l’image de vous, au Standard, d’un joueur qui a besoin de la confiance de son entraîneur. Cela a été le cas avec Ronny Deila lors de votre meilleure saison. C’est le cas avec Timmy Simons ?

On n’a joué que deux matchs, c’est encore un peu tôt (sourire). Mais les idées sont claires et je m’y retrouve, c’est évident. Pour la majorité des joueurs, la confiance de l’entraîneur est une chose importante. Après, il y a peut-être aussi une question de considération. Quand tu n’es pas considéré, tu le sens et cela joue sur la confiance. En ce moment, je me sens considéré.

LEUVEN, BELGIUM - APRIL 26 : Fossey Marlon defender of Standard de Liege and Balikwisha William midfielder of OH Leuven during the Jupiler Pro League Europe Play-Off match between OH Leuven and Standard de Liege on April 26, 2025 in Leuven, Belgium, 26/04/2025 ( Photo by Tomas Sisk / PhotonewsLEUVEN, BELGIUM - APRIL 26 : Fossey Marlon defender of Standard de Liege and Balikwisha William midfielder of OH Leuven during the Jupiler Pro League Europe Play-Off match between OH Leuven and Standard de Liege on April 26, 2025 in Leuven, Belgium, 26/04/2025 ( Photo by Tomas Sisk / PhotonewsWilliam Balikwisha sera opposé au Standard pour la sixième fois, ce samedi. ©TSI

Quelle est la part de remise en question de votre côté ?

Durant la longue procédure, quand j’étais un peu écarté des radars, j’ai pas mal réfléchi et je me suis logiquement posé beaucoup de questions. Tu te demandes ce que tu as mal fait, ce qu’il fallait mieux faire. Je devais peut-être me donner plus, montrer que j’avais faim, oser parler à l’entraîneur. J’ai pas mal cogité, mais il ne faut pas voir que le négatif. J’ai beaucoup appris, j’ai grandi.

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Avez-vous eu des envies d’ailleurs cet été ?

Je ne sais pas si tous les footballeurs réfléchissent de la même manière, mais quand tu n’as pas joué pendant presque un an, c’est un peu plus compliqué de partir. L’idée était de saisir les opportunités qu’on me donnait. Je ne savais pas quelles étaient les intentions du club pour moi, mais puisque je suis sous contrat, je voulais me donner à fond, ce que je fais. Rien n’est acquis, chaque jour est une opportunité ou un challenge, c’est un peu mon moteur.

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« Pour ma santé mentale, c’est beaucoup mieux (de ne plus avoir d’agents) »

Comment avez-vous vécu, sur le plan mental, la saison passée ?

Ma famille a été importante, mes enfants ont pu me changer les idées en dehors du centre d’entraînement et ma femme a été d’un grand soutien. Mais elle est aussi très présente pour me dire quand ce n’était pas bien, que je devrais faire plus ou autrement. On se connaît depuis que je joue en réserve au Standard, elle a vu le step que j’ai fait quand je suis passé en A. Elle a pu voir certains comportements de ma part, au fil des années. Heureusement que je l’ai eue pendant cette période car elle a pu me dire ce que je devais faire mieux et ne pas reproduire des erreurs du passé.

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Votre entourage est désormais restreint puisque c’est votre famille qui gère vos intérêts. À quel point est-ce important ?

Pour ma santé mentale, c’est beaucoup mieux. Je peux avoir confiance en ma famille. C’est mon papa et mon grand frère, Jordan, qui s’occupent de Michel-Ange (son frère, qui joue au Celtic Glasgow) et moi.

Comment va Michel-Ange, justement ?

C’est un peu compliqué parce qu’il ne joue pas beaucoup (NdlR : 400 minutes la saison passée, il n’a plus joué en match officiel depuis janvier). On essaie de l’aider. La saison passée, on était tous les deux dans la même situation. Moi, j’avais déjà connu ça, lui, c’était la première fois, en plus à l’étranger. Je devais faire un peu plus pour lui, pour le soutenir. L’été passé, on est parti en vacances ensemble puis on s’est entraîné ensemble, pour se motiver pour la saison. J’espère qu’il pourra saisir une opportunité.

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Le Standard, c’est un match « jour de fête » pour moi.

Le match contre le Standard, cela reste particulier ?

Pour moi, c’est un match, si je peux me permettre l’expression, « jour de fête ». C’était mon club, je les regarde dès que je peux. J’aime le Standard, c’est un très grand club, le meilleur de Belgique.

Votre départ, il y a deux ans, avait provoqué des remous. Vous pensez avoir été « pardonné » ?

La première saison, c’était difficile. Mais la saison passée, quand on a joué à Sclessin, j’ai fait des photos avec des supporters, j’étais juste à côté des Ultras. Forcément, les supporters ont été déçus de mon départ, et, à refaire, dans la manière, je ne le ferais pas comme ça (NdlR : il avait menacé de casser son contrat à la fin de la saison 2023-24). Je pense avoir été pardonné, mais il faudrait demander aux supporters. Le Standard compte encore pour moi, j’espère qu’ils vivront une bonne saison.

Vous n’avez plus d’esprit de revanche ?

Si j’en avais un, je ne regarderais pas les matchs du Standard dès que je peux (sourire). Quand un joueur n’est pas content, c’est peut-être contre sa direction, mais pas contre l’institution. Et quand il y a un souci, c’est à un instant T. Après il faut avancer. Mais comme je le dis souvent, j’ai grandi au Standard, je suis passé pro là-bas, ça ne s’oublie pas.

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Quand on me laisse l’opportunité de m’exprimer, je suis content.

Quelle est l’ambition de Louvain, cette saison ?

On n’a pas encore gagné, donc on veut commencer par prendre nos trois premiers points de la saison. Je n’ai pas trop envie de me projeter trop loin car on arrive en fin de mercato, il y aura peut-être encore des départs, peut-être des arrivées. On attend de voir.

Le club est aussi dans une situation incertaine, avec un propriétaire qui a mis le club en vente. Le ressentez-vous ?

On en a parlé une fois avec le CEO (Frédéric Van den Steen), mais, depuis, rien n’a changé et il n’y a pas d’inquiétude. On n’est pas en état d’alerte, on travaille de la même manière. Honnêtement, cela n’a aucune incidence.

Où serez-vous dans un an ?

Je ne saurais vraiment pas répondre à cette question, je ne sais même pas si je serai encore là demain (sourire). Plus sérieusement, je sors d’une saison où je n’ai pas beaucoup joué, je n’ai pas la tête à partir. On me laisse l’opportunité de m’exprimer, je joue, je suis content. C’est ce que je vais produire cette saison qui permettra de savoir (où il sera dans un an).